DESTINATION DU MOIS

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Les différents pays de la planète constituent des destinations qui regorgent de nombreuses attractions. Grâce à la beauté et à l'habileté de la plume de son équipe rédactionnelle, "Découvertes" vous amène et vous amènera toujours, même sans vous déplacer, à la découverte de ces contrées pittoresques qui méritent plusieurs voyages. Attachez votre ceinture de sécurité, car nous allons encore décoller ou lever l'ancre sous peu ! 👍

En présence de son épouse Olive Lembe Kabila et de ses deux enfants, le président sortant Joseph Kabila a accompli son devoir civique. (DR)

ELECTIONS EN RD CONGO

Jusqu’au bout

(Magazine international Découvertes, La rédaction)

Maintes fois reporté, le triple scrutin (présidentiel, législatif et provincial) rd-congolais a finalement eu lieu non pas le 23 mais le 30 décembre 2018. La tenue, dans le calme, de ces élections, financées entièrement sur fonds propres, a démenti les accusations et les pronostics de tous ces sceptiques et autres prophètes du malheur qui prédisaient le chaos et prêtaient au président sortant Joseph Kabila l’intention de vouloir, par des manœuvres dilatoires, s’éterniser au pouvoir ou, comme formule de rechange, user de toute son influence pour, vaille que vaille, placer sur orbite son dauphin Emmanuel Ramazani Shadary afin de continuer à détenir le pouvoir en RD Congo.

Le candidat Félix Tshisekedi a aussi voté le 30 décembre 2018. (DR)

Les résultats provisoires de la présidentielle proclamés le 10 janvier 2019 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont donné M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo vainqueur avec 38,57%, devant M. Martin Fayulu Madidi (34,83%) et Emmanuel Ramazani Shadary (23,84%). Après un délai de contestations, comme dans toute démocratie qui voudrait bien se respecter, et surtout que le mot « contestation » n’est pas une invention linguistique rd-congolaise, la Cour constitutionnelle, qui est l’organe compétent en la matière, a invalidé le recours introduit par l’un des candidats favoris à la présidentielle en la personne de M. Martin Fayulu, et confirmé la victoire de M. Félix Tshisekedi dans la course pour briguer la magistrature, dite suprême, de la RD Congo.

L'opposant Martin Fayulu Madidi glissant son bulletin dans l'urne le jour du scrutin. (DR)

La confirmation de M. Tshisekedi Tshilombo, qui n’est autre que l’un de cinq enfants de l’opposant historique Etienne Tshisekedi décédé en Belgique de suite d’une maladie, comme cinquième président de la République démocratique du Congo a débouché sur une émouvante cérémonie de prestation de serment et de passation de pouvoir pacifique et civilisée entre le président sortant Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi ce jeudi 24 janvier 2019. Une première au Congo-Kinshasa depuis 59 ans d’accession du pays à sa souveraineté tant nationale qu’internationale. Il convient aussi de signaler que durant la période d’examen des réclamations par la Haute cour, il y a eu une levée de boucliers et des tirs croisés comme la déclaration, jugée peu diplomatique par certains observateurs, du ministre français des Affaires Etrangères, M. Jean-Yves Le Drian, qui a estimé que les résultats provisoires publiés par la Ceni n’étaient pas conformes à ceux constatés par la mission d’observation de la Cenco (Ndlr :Conférence épiscopale du Congo) et la réplique du ministre rd-congolais de la communication et porte-parole du gouvernement sortant, M. Lambert Mende, qui rappellera à la France que la RD Congo « n’est ni une province, ni une colonie française »   pendant que son collègue en charge de l’Enseignement supérieur et universitaire, le bouillant Steve Mbikayi sorti de ses gonds, réagissait par un tweet en disant que « La France n’a pas des leçons à nous faire. Elle ferait mieux de s’occuper des gilets jaunes au lieu de s’ingérer dans nos affaires». Une soi-disant mission de haut niveau de l’Union africaine qui devait se rendre à Kinshasa le 21 janvier a été annulée à la dernière minute. Surtout que la veille, la Cour constitutionnelle rd-congolaise n’avait pas, contrairement à la demande de suspension de la proclamation des résultats définitifs formulée par l’institution panafricaine, attendu pour confirmer M. Félix Tshisekedi comme nouveau président élu de la RD Congo.

Main droite levée, le nouveau locataire du Palais de la Nation a prononcé la formule consacrée « Elu président de la République, moi Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, je jure solennellement devant Dieu et devant la Nation… », avant de recevoir le cordon présidentiel par son prédécesseur et les autres symboles du pouvoir de mains du président de la Cour constitutionnelle.

Le nouveau chef de l'Etat rd-congolais, Félix Tshisekedi, recevant des symboles du pouvoir de mains du président de la Cour constitutionnelle. (DR)

Dans son discours d’investiture, le nouveau chef de l’Etat a, après avoir mis en exergue les immenses ressources dont regorge son pays, promis d’œuvrer, entre autres, pour un Congo tourné vers le développement, un Congo unifié, où les divisions, la haine et le tribalisme n’auront pas de place. Il a aussi promis la libération future de tous les prisonniers politiques.

Vital et Amida Kamerhe. (DR)

Interrompu à un moment donné par un malaise  rocambolesque dû peut-être à beaucoup de fatigue accumulée à cause d’une campagne électorale qu’il venait de mener tambour-battant et de très nombreuses audiences accordées après la proclamation des résultats le confirmant gagnant, le président Tshisekedi n’a pas aussi manqué de saluer chaleureusement son coéquipier Vital Kamerhe, président de l’Unc (Union pour la Nation congolaise) qui, renonçant à ses ambitions personnelles au profit des intérêts du peuple congolais, n’a pas hésité de se joindre à lui pour former un ticket qui a, Dieu aidant, finalement gagné . « Nous ne célébrons pas la victoire d’un camp contre un autre, nous célébrons un Congo réconcilié… », a dit le nouveau chef de l’Etat congolais. Et comme pour confirmer ses dires, M. Félix Tshisekedi a tenu à féliciter aussi ses deux adversaires perdants : Martin Fayulu qu’il a qualifié de véritable « soldat du peuple » et Emmanuel Ramazani Shadary du Fcc (Ndlr: Front commun pour le Congo).

C’est officiel, la République démocratique du Congo a, à partir de ce jeudi 24 janvier 2019, un nouveau président en la personne de M. Félix Tshisekedi et une nouvelle Première Dame qui n'est autre que Mme Denise Tshisekedi !

 

C’est devant une grande foule composée, entre autres, de ses partisans qui ne faisaient que scander : « Félix kobosana té, papa alobaki : le peuple d’abord », du lingala qui veut dire : « Félix, n’oubliez pas, papa avait dit : le peuple d’abord ! », que le nouveau président rd-congolais a terminé son discours par des remerciements en différentes directions. Signalons que le président Uhuru Kenyatta du Kenya avait personnellement fait le déplacement de Kinshasa, que les autres pays africains avaient envoyé des représentants à de différents niveaux pendant que les Etats-Unis et les pays européens étaient représentés par leurs ambassadeurs.

La rédaction

Au pouvoir depuis 17 ans, le président sortant Joseph Kabila a enfin renoncé à se représenter pour un troisième mandat (DR)

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Enfin…

Se représentera se représentera-t-il pas, le président sortant rd-congolais, Joseph Kabila, qui a longtemps fait durer le suspense sur son éventuelle représentation pour un troisième mandat a fini par fixer l’opinion tant nationale qu’internationale en annonçant ce mercredi 8 août 2018, date butoir de dépôt des candidatures, le nom du représentant de sa famille politique, le PPRD(Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, ndlr), à la prochaine élection présidentielle prévue pour le 23 décembre de cette année 2018. En désignant, enfin, M. Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin qui portera les couleurs, non seulement du PPRD mais aussi du Front commun pour le Congo (FCC), une coalition des partis politiques de la majorité présidentielle, M. Kabila a fini par entendre raison en s’inclinant devant la Constitution de son pays qui lui interdit, après dix-sept années passées au pouvoir, de briguer un troisième mandat. Un pas dans la bonne direction, même si d’autres défis majeurs restent à relever, comme l’a reconnu d’ailleurs, sur l’un de ses tweets, M. Félix Antoine Tshisekedi, président et candidat de l’UDPS(Union pour le développement et le progrès social, ndlr), aux futures joutes présidentielles du 23 décembre, et qui n’est autre que le fils de l’opposant historique, feu Etienne Tshisekedi, mort en séjour médical en Belgique et dont le corps, encore gardé à Bruxelles, attend toujours d’être rapatrié. En plus de M. Tshisekedi Jr et de M. Shadary, ancien ministre de l’Intérieur de M. Kabila et secrétaire permanent du PPRD, a aussi fait acte de candidature M. Jean Pierre Bemba, chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qui, après sa libération de la prison de la Cour pénale internationale á la Haye où il a passé une dizaine d’années, n’a pas hésité de revenir concourir aussi pour le fauteuil présidentiel de son pays.

En bleu, l’Immeuble qui abrite le siège de la CENI, sis Boulevard du 30 Juin à Kinshasa. Il jouxte le célèbre Building Gécamines (ex-Sozacom), `fruit d’une architecture avant-gardiste. (DR)

Parmi les 23 dossiers de candidature enregistrés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) figurent aussi ceux de deux anciens Premiers ministres Adolphe Muzito et Samy Badibanga, d’un ancien président de l’Assemblée nationale en la personne de M. Kamerhé, de Martin Fayulu qui dirige la « Dynamique de l’opposition et du parti Ecidé », du « vieux » Antoine Gizenga, leader du Palu (Parti lumumbiste, ndlr), … La junte féminine n’est représentée que par Mme Marie-José Ifoku Mputu, seule femme congolaise à avoir fait enregistrer son dossier de candidature. Une absence et non la moindre, celle de l’opposant Moise Katumbi qui, après moult tentatives, n’a pas pu ni par voie aérienne ni par la frontière zambio-congolaise, accéder à son pays pour y déposer sa candidature dans les délais prescris. Pour certains commentateurs, le renoncement de M. Joseph Kabila à la prochaine compétition politique du pays dont il a pris les rênes alors qu’il n’avait que presque 30ans, n’est pas vraiment une surprise. En plus de quelques très rares indiscrétions de dernière minute faites ici et là, le fait qu’il ait fait voter une loi, qu’il a vite promulguée, portant sur le statut des anciens chefs d'Etat au cours d'une session parlementaire extraordinaire et qui lui accordera l'amnistie, pouvait, pour tout observateur averti, être considéré comme l’un de grands « signes avant-coureurs ». Maintenant que le flou artistique qui était entretenu par l’éventualité d’un troisième mandat du président sortant Joseph Kabila est levé, d’autres défis majeurs se dévoilent clairement. Veiller à ce que la campagne électorale se déroule pacifiquement et de la façon la plus équitable possible et que le scrutin, le moment venu, soit libre et transparent, sont là deux de principaux défis qui interpellent désormais toutes les parties prenantes de cette très grande compétition électorale qui s’est réellement ouverte avec cette phase d’enregistrement des candidatures. Les rd-congolais qui, conscients d’immenses richesses dont regorge leur pays, ont toujours souhaité ardemment un développement réel de celui-ci, ont aujourd’hui une occasion en or pour s’exprimer librement mais aussi objectivement par les urnes et ainsi, Dieu voulant, porter l’homme qu’il faut à la tête de leur, faut-il le reconnaître, grand pays. L’heure n’est pas à la naïveté pour se laisser berner par des discours  politiciens, mais à une réelle prise de conscience en sachant véritablement ce qu’on veut au juste et en agissant en conséquence. La communauté internationale, dont le rôle joué jusqu’ici est à saluer, devrait continuer à accompagner, de façon multiforme, la RD Congo afin que cet important processus s’achève, si heureusement, sur une alternance pacifique. Fidèles à notre noble et éminente mission, nous allons pour notre part continuer à actionner subtilement sur nos différents leviers, même ceux qui dépassent l’entendement humain, afin que cet important dossier que nous suivons de très près connaisse, Dieu aidant, un aboutissement heureux. Et ce sera à la grande joie de tous les hommes et de toutes les femmes réellement épris (es) de paix et de progrès ! Et un signal très fort à l’endroit de tous ces despotes qui, au lieu de savoir partir par la grande porte, continuent à s’éterniser au pouvoir, souvent au mépris de leurs constitutions soit qu’ils foulent au pied soit qu’ils tordent en les retaillant sur mesure par des révisions-bidon !

La rédaction

 A la découverte de la République démocratique du Congo

       (Magazine international "Découvertes",  Par la Rédaction)

Prétendre vous amener, en une fois, à la découverte de ce pays à la dimension d’un sous-continent ne serait, chers lecteurs et chères lectrices, qu’illusoire. Toutefois, nous essayerons et nous nous efforcerons, par de différentes rotations et à de diverses occasions, de vous faire visiter, même de façon sélective, ce pays où se trouve la gâchette du revolver dont l’Afrique a la forme, selon Franz Fanon. Comme quatre-vingt fois la Belgique et quatre fois la France métropolitaine, à titre purement exemplatif, la République démocratique du Congo est, avec ses 2.345.409 km2, classée deuxième pays africain après l’Algérie, en termes de superficie. Peuplée de 79,7 millions habitants (Source : ONU 2016), elle vient en quatrième position après le Nigéria, l’Ethiopie et l’Egypte.

 

 

Avec le seul site du barrage hydroélectrique d'Inga, la RDC pourrait, à elle seule, fournir de l'énergie à toute l'Afrique et l'Europe

Le Nord du pays est l’un de plus grands domaines de la forêt équatoriale pendant que le Sud et le Centre constituent un domaine de savanes arborées, formant un plateau riche en minerais. L’Est quant à lui est un domaine de montagnes, de collines, de lacs comme le Tanganyika, mais aussi de volcans. La RD Congo possède une grande diversité de faune et de flore. On y trouve de nombreuses espèces de mammifères telles que le Gorille de montagne et celui de plaine, le Chimpanzé nain, l’Okapi, le Rhinocéros blanc et la Paon congolais. Le fleuve Congo qui donne au pays son seul accès à l’Océan Atlantique est, par l’étendue de son bassin de 3.700 km2, ses 4.700 km de longueur, son débit de 40.000 m3/s, le plus puissant d’Afrique et le deuxième du monde après l’Amazone, en Amérique latine. 

Les installations de la MIBA (Minière de Bakwanga) qui, à Mbujimayi au Kasai Oriental, exploite du diamant industriel dont la RDC est la première productrice mondiale

Le Nord du pays est l’un de plus grands domaines de la forêt équatoriale pendant que le Sud et le Centre constituent un domaine de savanes arborées, formant un plateau riche en minerais. L’Est quant à lui est un domaine de montagnes, de collines, de lacs comme le Tanganyika, mais aussi de volcans. La RD Congo possède une grande diversité de faune et de flore. On y trouve de nombreuses espèces de mammifères telles que le Gorille de montagne et celui de plaine, le Chimpanzé nain, l’Okapi, le Rhinocéros blanc et la Paon congolais. Le fleuve Congo qui donne au pays son seul accès à l’Océan Atlantique est, par l’étendue de son bassin de 3.700 km2, ses 4.700 km de longueur, son débit de 40.000 m3/s, le plus puissant d’Afrique et le deuxième du monde après l’Amazone, en Amérique latine. Pays minier par excellence, elle a un sous-sol qui est un scandale géologique et qui regorge de ressources minérales abondantes, dont la plus part sont rares : le coltan (abréviation du Colombo-tantalite), qui associe deux métaux : le colombium et le tantale qui, servant essentiellement à fabriquer des condensateurs pour les ordinateurs et les téléphones mobiles, est aussi utilisé dans les alliages pour la fabrication des outils de précision, des pièces d’avion et de fusées ; le diamant de joaillerie et en très grande quantité le diamant industriel pour lequel la RD Congo occupe la première place mondiale ; le cobalt dont les 65% de la production mondiale viennent du Congo démocratique ; l’uranium du Katanga en RDC qui, faut-il le mentionner, a permis aux Américains de mettre au point les bombes atomiques qui auraient, entre autres éléments, mis fin à la Seconde Guerre mondiale ; le cuivre pour lequel le pays occupe l’un de premiers rangs dans la production cuprifère mondiale ; l’or dont les gisements sont évalués en grandes quantités ; le zinc, la manganèse, le plomb, l’étain, le fer, le charbon, le bauxite, le pétrole avec une production non négligeable de 25.000 barils par jour (Source : OMC 2016), le gaz méthane, … Notons que la RDC possède également de très grandes réserves d’autres ressources minérales déjà découvertes mais dont l’exploitation n’a pas encore commencé. En matière de flore, le pays dispose d’importantes réserves forestières (50% de l’Afrique et 17% du monde), qui produisent, entre autres, du bois de qualité (Afromosa, ébène, wenge, …), de vastes sols fertiles bons pour l’agriculture (café, thé, caoutchouc, …). Trois climats s’y alternent : l’équatorial, le tropical et celui de montagne. Selon les conclusions de plusieurs études, la RD Congo disposerait de presque toutes les matières premières qui font tourner l’industrie moderne (informatique, télécommunications, énergie nucléaire, armement aérospatial, métallurgie, pharmacie, électroménager, …). Ce pays, faut-il le reconnaître, est doté d’immenses richesses naturelles qui, chose très déplorable, ont suscité et suscitent encore beaucoup de convoitises, surtout extérieures, qui expliquent, entre autres raisons, les agressions armées et/ou les occupations répétées que le pays a connu surtout dans sa partie Est, et dont l’essentiel a été motivé par la volonté ´manifeste de prendre le contrôle d’importantes ressources naturelles dont le Dieu Créateur de l’univers l’a comblé. Aussi en dépit de ces multiples et diverses richesses, on doit à l’honnêteté de reconnaître que les congolais eux-mêmes, à de différents niveaux, doivent aussi conjuguer beaucoup d’efforts, consentir d’énormes sacrifices  et faire preuve de beaucoup de discipline afin de corriger de grandes disparités pour ne pas dire d’importantes inégalités observées dans certaines franges de sa population.

Le nouvel Hôtel du gouvernement est un bijou architectural dont les travaux ont coûté la bagatelle de 37 millions de dollars américains sur fonds propres

Des centaines d’ethnies (250 grandes selon certaines sources), constituent la population du Congo-Kinshasa qui est très majoritairement chrétienne.  A part le français qui est la langue officielle, quatre langues nationales principales y sont parlées : le lingala parlé essentiellement à Kinshasa la capitale, le ciluba parlé dans les Kasaï, le swahili au Katanga et au Nord-Est du pays, et le kikongo dans le Bas-Congo à l’Ouest. En dépit de sérieuses difficultés qui sont inhérentes à la vie humaine, le secteur de l’éducation s’est maintenu avec la création, au côté des établissements publics, d’un bon nombre d’institutions privées d’enseignement maternel, primaire, secondaire, supérieur et universitaire. Ce qui a permis au pays d’avoir l’un de bons taux d’alphabétisation (77%) en Afrique.

Au chapitre des sports, la RDC (ex-Zaïre), après avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), fut le premier pays d’Afrique subsaharienne et le troisième de tout le continent, après l’Egypte en 1934 et le Maroc en 1970, à représenter le football africain au Mundial 1974. Et cela sans parler d’autres titres au plan continental, en football, en basketball féminin, … L’organisation dans le mythique Stade des Martyrs alors Stade Tata Raphaël à Kinshasa, du célèbre combat de boxe, ou le Combat du siècle, ayant opposé, le 30 octobre 1974, deux champions du monde du Poids lourd, l’Afro-américain Mohamed Ali (ex-Cassius Clay) à son challenger de compatriote George Foreman, avait contribué à la promotion de l’image de Kinshasa, et à travers elle toute la RD Congo, alors Zaïre, qui avait accueilli pour l’occasion plusieurs visiteurs, amateurs de la boxe, venus principalement des Etats-Unis et de plusieurs autres pays du monde. Au palmarès de la beauté féminine, la RDC (ex-Zaïre) a en la personne de sa candidate Ombayi Mukuta, été couronnée Miss Elégance au concours Miss Univers 1972. Et cela avant que quelques années plus tard, sa représentante Benita Mureka Teté ne soit élue 2e Dauphine au concours Miss Univers 1985, puis Reine de beauté d’Afrique et Miss photogénique.

En matière politique, la signature de l’accord qui est intervenue le 31 décembre 2016 entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement est censée permettre une sortie pacifique de la crise liée au maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà du terme de son deuxième et dernier mandat constitutionnel échu le 20 décembre 2016. Il prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale devant organiser la tenue d’une présidentielle avant la fin de 2017 pour désigner le successeur du président sortant à qui la Constitution interdit de se représenter. Toute la communauté internationale éprise de paix et de progrès souhaite, et les Congolais eux-mêmes le désirent ardemment, que les parties prenantes qui ont déjà réussi une prouesse en signant l’accord de la Saint-Sylvestre, fassent taire leurs divergences et mettent les intérêts suprêmes de la nation au-dessus des convoitises partisanes, afin de procéder, dans le respect scrupuleux de l'esprit et de la lettre dudit accord,  à la signature et à l’application dignes de ce nom de l’arrangement particulier, en vue d’une transition apaisée dont la fin devra être sanctionnée par une élection présidentielle inclusive, transparente, juste et crédible. Cela est très important, non seulement pour la paix et la stabilité intérieures du Congo démocratique, mais aussi pour la paix et la stabilité continentales et mondiales parce que, quand la RD Congo éternue, c’est toute la région de grands lacs qui attrape la grippe, et quand la région de grands lacs a la grippe, c’est toute l’Afrique qui souffre ! Et c’est le monde qui sue ! Et cela, la communauté internationale l’a bien compris, particulièrement les Nations unies qui y ont déployé leur plus grande mission de maintien de la paix au monde avec 16.000 membres ; l’Union africaine dont le président en exercice, le Prof. Alpha Condé de Guinée a, lors d’une interview exclusive accordée à notre consœur de TV5 Monde durant sa dernière visite en France, dit que la RDC est le cœur de l’Afrique ; qu’à elle seule, elle peut fournir de l’énergie et de l’eau à toute l’Afrique, qu’elle mérite une attention particulière. La paix et la stabilité de la République démocratique du Congo sont très capitales. Et puisse le Dieu suprême permettre, dans sa souveraineté et dans sa toute-puissance, que ce pays qui, au regard de sa superficie et de sa localisation au cœur de l’Afrique, de l’importante numérique de sa population et de l’immensité de ses ressources minérales et naturelles, est l’un des géants du continent africain, de retrouver la place qui lui revient dans le concert des nations ! Avec ses multiples et diverses attractions, la RD Congo mérite plusieurs voyages. Sa découverte ne se raconte pas, mais elle se vit!

La Rédaction

La Banque centrale du Congo (BCC)

Elle a en son sein son propre Hôtel de monnaie, son propre Institut d'émission donc, qui peut lui permettre d'imprimer les billets du franc congolais sur place.

Le Palais du peuple

Siège du Parlement ( l'Assemblée nationale et le Sénat), il a abrité les travaux du Sommet mondial de la Francophonie organisé à Kinshasa en octobre 2012

Fruit d'une architecture avant-gardiste, le célèbre Building Gécamines(ex-Sozacom) surplombe le Boulevard du 30 Juin, avec une vue imprenable sur le fleuve Congo

Le Stade des Martyrs

Alors "Stade Tata Raphaël", il a accueilli en 1974 le "Combat du siècle" qui a opposé deux Poids Lourds de la boxe mondiale: Mohamed Ali et George Foreman

Avec son parc auto renouvelé, la Transco assure le transport urbain

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