Anne, Marie, et les autres : chronique d'un échec annoncé...

( Magazine international Découvertes, par Nathalie Fave )

 

Elles s'appellent Anne, Marie, Valérie ou Françoise. Elles ont vingt, trente ou quarante ans, et sont célibataires. De l'aéroport international Léopold Sédar Senghor, à Dakar, capitale du Sénégal, pays de la « Teranga » (NDLR : Hospitalité), elles filent vers la station balnéaire de Saly Portudal dans de beaux autobus, qui sillonnent la route de la petite côte à grande vitesse, frôlant régulièrement les charrettes et les ânes, au risque de renverser celui qui aurait le malheur de faire une embardée. Dans le bus, un gentil accompagnateur, rompu aux us et coutumes des « toubabs », interpelle les jeunes célibataires, usant du « tutoiement touristique », rendu obligatoire en l'espèce. « Alors, la gazelle, tu t'appelles comment ? ». Les jeunes femmes, timidement, prononcent leur prénom d'une voix effacée. Sans attendre qu'on le lui demande, le guide avance à haute voix: « Moi, je m'appelle Momo ». « Ah bon ! », s'émerveillent les jouvencelles aux yeux écarquillés qui, s'enhardissant, font alors preuve d'audace: « c'est le diminutif de Maurice ? ». Avec apitoiement, parce que, décidément, ces jeunes femmes toubabs ayant réagi bêtement, le guide rétorque vivement : «non, c'est Mohammadou ». Poliment, elles tentent de répéter son nom, mais ne parviennent pas à prononcer le « h » arabisant, elles en viennent à dire « Mamadou ». Il les corrige, riant à gorge déployée, parce qu'il pense avoir compris ce qu'aiment les femmes blanches: un comportement « exotique ». Leurs hommes sont trop effacés, pense-t-il sans en avoir la preuve, et ces femmes ne demandent qu'une chose : passer à autre chose...et goûter aux délices des vacances ! En filigrane, il y a toujours un tremplin pour l'Europe à envisager, un visa qu'on aura plus besoin de quémander aux services consulaires, un départ, un bon niveau de vie, le mythe de la réussite des émigrés... Partir, et pouvoir acheter ce que l'on veut, quand on le veut, n'est-ce pas le rêve de ces guides au matérialisme étonnant ? La rencontre se fait souvent au cours du spectacle du soir ou en boîte de nuit... (Bien sûr, c'est la jeune femme qui paiera l'entrée de tout le monde !). Il n'en faut pas beaucoup pour que la jeune femme tombe entre les griffes du « chasseur de blanches ». Pendant un mois, on les verra ainsi se promener, bras dessus, bras dessous ; lui, beau et arrogant, fort de sa stratégie machiavélique ; elle, ingénue, le rire aux lèvres, ravie d'avoir enfin pu séduire un beau mâle aux muscles en acier trempé... Il n'est pas toujours facile de jouer à l'homme amoureux, surtout quand on tombe sur une expansive qui vous embrasse à pleine bouche du matin au soir... Alors, quand ils n'ont plus envie de jouer à la comédie de l'amour, Mohammadou et ses amis se réfugient derrière leur « africanité », inventant des rites et coutumes, détournant les nobles valeurs culturelles pour justifier tel ou tel fait. Parfois, ils invoquent injustement leurs marabouts et leurs doctrines religieuses pour expliquer une attitude irrespectueuse ou une carence de savoir-vivre: les scrupules ne les étouffant pas ! Et les pauvres filles, les Valérie, Anne, Françoise, avaient leurs propos et excusent tout, par tolérance, par naïveté. 

Les départs sont des déchirements, les larmes coulent, les promesses circulent. De retour en Europe, les cœurs restent attachés aux promesses. Un billet d'avion, une lettre d'hébergement, un visa, des traveller chèques... et le tour est joué ! Mohammadou et son copain Moussa sont accueillis à l'aéroport par des demoiselles énamourées. Dès le lendemain, l'attitude de nos voyageurs change. On met cela sur le dos du dépaysement. On part au travail en lui laissant un plan de la ville, un guide, un numéro de téléphone, un casse-croûte. Le lendemain, Mohammadou a disparu. L'amoureuse espère, supplie, appelle la police. On lui rit au nez : Si elle croit qu'elle est la première à qui ce genre de choses arrivent, qu'elle se détrompe ! Pendant des semaines, Anne, Valérie, Françoise imaginent un enlèvement, un accident, courant les hôpitaux et les commissariats. Partout, la même réponse... et le même rire sarcastique ! Alors, mes naïves, si vous partez en vacances au Sénégal, un pays pourtant très hospitalier et qui mérite d’ailleurs plusieurs voyages, juste un petit conseil: gardez la tête froide !!!

Nathalie Fave

Suelem Nunes

ANECDOTES SELECTIONNEES PAR LA REDACTION :

( Magazine international Découvertes, illustration : Suelem Nunes )

Un homme désespéré a braqué quatre banques après avoir découvert les plans faramineux prévus par sa fiancée pour la cérémonie du mariage.

En effet, le futur époux est parvenu à voler plus de 300.000 euros avant d’être appréhendé. Mais ce n’était toujours pas assez pour sa fiancée qui voulait 500 invités, une robe Chanel, une nouvelle voiture pour être conduite à l’autel et une lune de miel aux Caraïbes. Le pauvre fiancé a été capturé par un policier en civil alors qu’il quitté la quatrième banque. Interrogé, il a déclaré à la cour que « le mariage coûtait tellement d’argent et qu’il a réalisé qu’il ne pourrait jamais tout payer ». Il a ajouté que « l’argent du premier braquage a été dépensé en un jour, ce qui l’a poussé à continuer de voler ». Au moment des faits, l’homme risquait la prison. Pitié !!! Ça lui apprendra de garder la tête froide devant les projets démesurés d’une partenaire malintentionnée !

« J’vois plus rien »

Un homme appelle la police en disant qu’il y avait un meurtre chez lui. Les policiers arrivent le plus vite possible…et découvrent un pauvre type complètement myope entrain de chercher partout. Au fait, celui-ci avait appelé la police afin qu’elle vienne l’aider à retrouver ses lunettes. Et de peur qu’elle ne se déplace, il a prétendu qu’il y avait un crime chez-lui. Il avait auparavant appelé son épouse et des passants dans la rue. Devant le refus de ceux-ci de lui venir en aide, il n’avait trouvé de mieux que son petit stratagème. Le mec a écopé d’une amende d’environ 1.070 euros. Pour la petite histoire, il a fini par retrouver lui-même ses lunettes sous une armoire. A malin, malin et demi !

Seul un enfant…

Un petit garçon âgé de 10 ans entre dans un salon de thé et s’assoit à une table. La serveuse lui demande ce qu’il souhaite. « Combien coûte une glace à deux boules ? », demande le bambin. « 1 euro », répond la serveuse. Le garçonnet sort toute sa monnaie de sa poche et se met à compter laborieusement les pièces. Apparemment, il n’a pas assez. Il demande alors : « Et combien pour une glace à une boule ?». Des personnes attendent pour être servies et la serveuse commence à s’impatienter. Elle répond un peu sèchement : « 70 centimes !». Le gamin se remet à compter ses pièces, puis il dit : « je vais prendre la glace à une boule ». Peu après, la serveuse revient en lui apportant sa glace et l’addition. Le petit garçon mange tranquillement sa glace , va payer à la caisse, retourne à sa table et puis s’en va. Quand la serveuse revient à la table du gamin pour débarrasser, qu’elle ne fut sa surprise de constater que l’enfant lui avait laissé 30 centimes de pourboire !