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Le monde vibre actuellement au rythme de nombreux événements de portée internationale, régionale ou sous-régionale qui sont organisés ici et là par de différentes institutions tant internationales que nationales. Grâce à leur mobilité et leur professionnalisme, nos envoyés spéciaux vous font vivre et revivre ces manifestations saillantes qu'abritent les différents coins de notre "village planétaire".

VISITES OFFICIELLES DU PRESIDENT FELIX TSHISEKEDI DE LA RDC EN EUROPE

Après la Belgique, la France est rentrée en dance avant que l’Allemagne ne lui emboite le pas !

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Le couple présidentiel rd-congolais vu le dimanche 10 novembre 2019, à son arrivée à l’aéroport du Bourget, en France. ( DR )

Revenu dans son pays après un break, entre autres, aux Etats Unis d’Amérique où il a eu à participer dans la troisième dizaine du mois de septembre 2019 au débat général de la 74e Assemblée générale des Nations Unies, après son premier voyage d’avril dernier consacré à la relance du partenariat stratégique entre son pays et celui de l’Oncle Sam et à la reprise du programme avec les institutions de Bretton Woods, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a repris, le lundi 11 novembre 2019, sa grande offensive diplomatique en Europe pour redorer l’image de son immense pays et relancer des partenariats qui puissent, Dieu aidant, contribuer autant que faire se peut à la résolution de ses problèmes de développement. Après la Belgique qu’il a visité en septembre dernier en vue du réchauffement des relations bilatérales avec ce pays avec lequel la RD Congo partage l’histoire, cette fois-ci c’était le tour respectivement de la France où il a séjourné du 11 au 13 novembre afin de consolider les rapports privilégiés avec ce pays qui constitue avec la RDC les deux plus grands pays francophones du monde, et de l’Allemagne où il est resté du 14 au 15 novembre dans le but d’établir des relations économiques avec cet autre pays européen qui, entre autres, ambitionne de devenir le leader dans la fabrication des véhicules électriques et dont le cobalt et le lithium du Congo-Kinshasa constituent l’une des matières premières. Après s’être arrêté en Ouganda où il a rencontré son homologue Yoweri Museveni avec qui il a évoqué, en tant que voisin concerné par la sécurité et la stabilité dans la région des Grands Lacs, la question stratégique de la lutte contre les groupes armés à l’Est de son pays, le chef de l’Etat rd-congolais est arrivé en France par l’aéroport du Bourget dans le dimanche 10 novembre 2019. Faisait aussi partie de l’importante délégation qui l’accompagnait, la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi qu’on a vue, à la descente de l’avion, arborant un joli manteau aux côtés de son chéri de président de la République.

En l’espace de 48 heures, l’actuel locataire de la « Cité de l’Union africaine » a été reçu à deux reprises au palais de l’Elysée par son homologue français, Emmanuel Macron. La première fois c’était au soir du lundi 11 novembre, ensemble avec les autres chefs d’Etat et de gouvernement invités comme lui au Forum de Paris sur la paix. Et la seconde fois le mardi 12 novembre pour un tête-à-tête au cours duquel les deux chefs d’Etat, après avoir réaffirmé leur volonté de relancer le partenariat entre leurs pays, ont signé le « deuxième contrat » de désendettement et de développement qui verra la France investir 65 millions d'euros pour accompagner le travail de modernisation et de transformation de la RDC initié par son président, Félix Tshisekedi. Ce contrat de coopération bilatérale porte notamment sur l’éducation, la gouvernance financière et administrative, la santé, la francophonie, la protection de l’environnement et la sécurité.

Sur fond de la fanfare de la garde d’honneur, le président français, Emmanuel Macron, a accueilli sur le perron du palais de l’Elysée, son homologue et ami, le président Félix Tshisekedi de la RD Congo. ( DR )

 

Invité d’honneur du Forum de Paris sur la paix et devant prendre la parole aux côtés de trois autres orateurs (le président Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le vice-président chinois Wang Qishan), à l’ouverture, le mardi 12 novembre, de cette importante rencontre qui était à sa deuxième édition, le président Tshisekedi s’est exprimé au nom de l’Afrique et a entre autres évoqué l’idée d’une coalition mondiale pour le rétablissement de la paix dans le monde.

 

Le président Félix Tshisekedi qui a compris que pour parvenir au mieux-être de l’homme rd-congolais qu’il a placé au centre de ses préoccupations, il faudrait, entre autres, rester à l’écoute de celui-ci, n’a pas manqué de communier encore, comme en Belgique, avec la diaspora rd-congolaise lors d’un meeting aux docks d’Aubervilliers dans la soirée du 11 novembre, premier jour de son séjour officiel dans l’Hexagone où il reviendra, s’il plaît à Dieu, en juin 2020 pour participer au prochain sommet Afrique-France alors que le président Macron se rendra, sur son invitation, en République démocratique du Congo dans le courant du second semestre de 2020. Lors de cette rencontre « rdcongolo-congolaise », « Fatshi Béton » pour ses partisans, toujours accompagné de sa dulcinée de première dame, Denise Tshisekedi, a déroulé devant ses compatriotes réunis dans une salle chauffée à blanc, son programme de changement qui consiste principalement à ramener, quel qu’en soit le prix et si telle est la volonté souveraine de Dieu, la paix sur toute l’étendue de son pays,  construire de nouvelles infrastructures, mettre en œuvre son projet qui lui est cher de gratuité de l’enseignement, réorganiser et renforcer la justice dans son pays, …

Une vue partielle de l’assistance à la rencontre entre le président Félix Tshisekedi et la diaspora rd-congolaise réunie le soir du lundi 11 novembre 2019, aux docks d’Aubervilliers à Paris. ( DR )

L’occasion a été aussi propice pour lui de réagir, entre autres, à la polémique qui enfle ce dernier temps au sujet de ses multiples voyages à l’étranger. Esquissant un petit bilan chiffré selon lequel ces déplacements, en quête d’investisseurs pour ne pas dire des partenaires au développement de son pays, qui n’auraient même pas encore couté 50 millions de USD au trésor public, auraient déjà rapporté à la RDC environ 1,5 milliard de USD, le président Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de les poursuivre parce que, a-t-il dit, ils sont bénéfiques pour son pays. Au regard de son programme de transformation et de modernisation qu’il a sommairement présenté, ses partisans présents dans la salle qui le voient, n’en déplaise à ses détracteurs, en train de faire du bon travail, ont improvisé quelques slogans qu’ils ont scandés à haute voix pour réclamer déjà un second mandat, question de lui permettre de parachever, Dieu voulant, l’œuvre qu’il a si heureusement entreprise en vue du développement harmonieux de la République démocratique du Congo et du réel bien-être de son peuple. Après avoir bouclé son premier séjour officiel en France depuis sa prise du pouvoir, par voie démocratique, en janvier 2019, le chef de l’Etat rd-congolais est arrivé en Allemagne dans la matinée du jeudi 14 novembre 2019 pour une visite de travail de deux jours. Accueilli à l’aéroport de Berlin avec tous les honneurs dus à son rang de président d’un grand pays, à beaucoup d’égards, M. Félix Tshisekedi a été, après la parade d’honneur, aussitôt escorté par un impressionnant cortège jusqu’au Bundestag, le Parlement allemand, où il s’est entretenu avec son président Wolfgang schäuble, avant d’être reçu, à l’initiative de la Fondation Friedrich Ebert, par les parlementaires allemands du groupe d’amitié germano-africain devant lesquels il a développé sa vision pour la RD Congo, l’Afrique et le reste du monde, dans le cadre d’un partenariat mutuellement profitable. Poursuivant son « Opération séduction d’investisseurs », il a aussi rencontré, en fin d’après-midi du même jeudi,  les hommes d’affaires allemands, intéressés par le gigantesque potentiel d’investissement dans son pays. Après leur avoir donné des assurances sur l’assainissement du climat des affaires et présenté les nombreuses opportunités d’investissement en RD-Congo, il leur a aussi exprimé son vœu de les voir saisir ces opportunités qu’offre son immense pays pour des partenariats « gagnant-gagnant ». L’un des moments forts de la visite de travail du président de la République démocratique du Congo en Allemagne a été le tête-à-tête qu’il a eu, dans l’avant-midi du vendredi 15 novembre, avec la chancelière Angela Merkel., après avoir rencontré auparavant son homologue allemand, Walter Steinmaier, avec qui il a eu un échange fructueux.

 

Lors de la conférence de presse tenue à l’issue de son entretien avec le chef de l’Etat rd-congolais, Félix Tshisekedi, la responsable de l’exécutif allemand s’est dit satisfaite des réformes apportées par le successeur de Joseph Kabila, notamment la libération des prisonniers politiques. Ce qui pourrait permettre à son pays d’ouvrir une nouvelle page, de débuter une nouvelle histoire, d’initier de nouvelles relations avec la RDC. Après plusieurs pays africains, les Etats Unis, la Belgique, le Japon, la Serbie, la France, l’Allemagne, …qu’il a déjà visités, le président Félix Antoine Tshisekedi a réaffirmé, c’était devant la diaspora rd-congolaise à Paris, sa volonté de garder son bâton de pèlerin et de continuer à sillonner le monde, non pas pour se taper des vacances, mais par contre pour sortir complètement la RD Congo de l’isolement et continuer à faire entendre sa voix, pour continuer à rechercher des partenariats qui, en plus des actions 100% nationales, pourraient aussi contribuer à l’émergence pour ne pas dire au développement harmonieux de son pays.   Partout où il est déjà passé et où il va passer, son invitation clairement adressée aux opérateurs économiques reste et restera la même : venir dans son pays à plusieurs superlatifs, non pas pour y piller ses immense richesses, mais pour y investir dans le cadre d’un partenariat « Win-Win ». Aussi, M. Félix Tshisekedi qui, faisant preuve du sens de l’honneur et de la dignité, dit clairement ne pas aimer « mendier », préfère, dans le cadre des relations bilatérales la terminologie « partenariat » au lieu d’« aide ». A un grand pays, de grands défis ! A lui seul, le nouveau chef de l’Etat rd-congolais ne peut et ne pourra les relever. Il a et il aura sans doute besoin des efforts multiformes de chacun et chacune de ses compatriotes, sans oublier, dans ce contexte mondial du multilatéralisme, les apports, positifs bien sûr, de vrais amis de la RDC. Mais, Monsieur le président  peut et pourra avant tout et surtout compter sur le précieux soutien du Dieu suprême devant qui il n’a pas hésité, au seuil de son mandat, à ployer visiblement ses genoux et à qui il continue de réserver la première place, comme l’atteste d’ailleurs son propos de reconnaissance tenu au début de son brillant discours sur l’état de la nation prononcé devant les deux chambres du Parlement rd-congolais réunies en congrès le vendredi 13 décembre 2019 à Kinshasa. Comme pour reconnaître la véracité du propos de celui qui a dit que « celui ou celle qui sait s’agenouiller, volontairement et sincèrement, devant le Dieu Très-Haut et Tout-Puissant, peut se tenir debout devant n’importe qui ! »

La rédaction

 

PREMIER SOMMET RUSSIE- AFRIQUE

Un véritable come-back de la Russie sur le continent africain

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Une vue partielle de Sotchi qui jouxte la mer noire.
( DR )

Les 23 et 24 octobre 2019, la station balnéaire de Sotchi a accueilli le premier sommet Russie-Afrique. Quarante-cinq (45) chefs d’Etat et de gouvernement africains ayant fait le déplacement parmi lesquels Félix Tshisekedi de la RD Congo, Macky Sall du Sénégal, Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, …, 54 pays représentés, plus de 3000 participants à cette rencontre, la Russie qui n'a pas lésiné sur les moyens a relevé le défi de la participation.

Soutien historique de nombreux pays africains dans leur lutte pour l’indépendance, Moscou s’était presqu’absenté de la scène africaine depuis la désintégration de l’ex-URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) et à cause des difficultés économiques qui en ont résulté. En organisant ce sommet, premier du genre dans les relations russo-africaines, le président Vladimir Poutine tente un baroud d’honneur pour effectuer le retour en force, amorcé depuis quelques années, de son pays sur le continent africain en pleine mutation et dans un contexte de multilatéralisme mondial. M. Vladimir Poutine qui a co-présidé ce premier sommet avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré vouloir au moins doubler dans les 5 années à venir les échanges commerciaux entre son pays et l’Afrique. Si l’on considère les chiffres actuels, le prochain volume d’échanges pourrait être d’au moins 40 milliards $. Un montant qui reste très loin derrière les 200 milliards $ de la Chine avec le même continent. Des stands érigés non loin de la salle de conférences présentaient tout ce que la Russie a à vendre à l’Afrique en termes d’armement : des hélicoptères militaires, des avions de chasse, des véhicules blindés, des missiles miniatures, …

 

Les chefs d’Etat africains qui avaient amené, chacun, une importante délégation composée des ministres et hommes d’affaires chargés de négocier et même tisser des partenariats, ont trouvé en la Russie un allié puissant qui s’inscrit dans la perspective d’une coopération sur des bases égalitaires, Un partenaire qui, selon l’approche de son président Vladimir Poutine, préfère, contrairement à certains pays occidentaux qu'il a accusés de pratiquer intimidation et chantage envers leurs anciennes colonies, miser sur une relation basée sur le respect de la souveraineté. A ce niveau, l’on comprend bien qu’avec la Russie, il est question des partenariats « gagnant-gagnant » ! Consciente que le terrorisme et l'extrémisme constituent, entre autres, des obstacles au développement des pays africains et qu’il est important d'intensifier les efforts communs dans la lutte contre ces phénomènes, la Russie, par la bouche de son président, a assuré qu’elle allait se joindre aux dirigeants africains pour lutter contre ces fléaux de manière plus active. Des contrats d’armement mais aussi des accords sur le nucléaire civil et l’exploitation des ressources naturelles, parfois entourés d’une certaine opacité, même s’il n’y a pas eu la signature des contrats juteux, l’importance du sommet et forum économique de Sotchi ne peut être remise en question. Au-delà des enjeux économiques,  cette rencontre, il convient de le signaler, avait aussi une forte connotation politique. La Russie s’étant présenté en défenseur de la souveraineté des États africains et ayant affiché sa volonté d’instaurer une nouvelle donne géopolitique mondiale au profit de ceux-là qui, trop longtemps, étaient relégués au second plan. Coopération militaire, investissements économiques, soutien à la lutte contre le terrorisme, …ce sont là les grands axes définis à Sotchi pour consolider la présence russe en Afrique. Malgré l’artillerie lourde déployée par son président pour séduire les dirigeants africains, certains experts estiment, cependant, que la Russie, dont le poids économique et politique a diminué avec la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin sans oublier les sanctions lui imposées par les pays occidentaux à cause de la guerre en Ukraine, n’est plus l’Union soviétique et qu’elle ne dispose donc pas des ressources nécessaires pour se déployer de façon significative en Afrique comme les autres puissances européennes, américaines ou asiatiques, singulièrement la Chine. Mais au regard de l'intérêt et de l’espoir suscités par cette première rencontre qui ouvre une nouvelle page dans les relations russo-africaines, la Russie et les états africains prévoient que les contacts et les échanges soient maintenus et envisagent aussi que des sommets soient organisés tous les trois ans, tour à tour en Russie et dans un pays d’Afrique. A quand, par exemple, le sommet RD Congo – Europe ou Asie, Sénégal – Europe ou Asie, Afrique du Sud – Europe ou Asie, Burkina – Europe ou Asie ? A ces interrogations que nous avons soulevées sous forme de défi, nous laissons le soin aux respectables dirigeants africains, dont le continent regorge d’énormes potentialités, d’y apporter des réponses idoines !

La rédaction

Première visite officielle du président rd-congolais Félix Antoine Tshisekedi en Belgique

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Arrivé dans l’après-midi du lundi 16 septembre 2019 par l’aéroport militaire de Melsbroek, le président rd-congolais Félix Antoine Tshisekedi entamait sa première visite officielle et de travail en Belgique, la première du genre en terre européenne. Accompagné de sa charmante épouse, la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, et à la tête d’une forte délégation, il a été accueilli à son arrivée par M. Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre belge en charge des Affaires étrangères et de la Défense.

Le président Félix Tshisekedi et le Premier ministre Charles Michel passent les troupes en revue au palais d’Egmont. ( DR )

Tapis rouge déroulé, honneurs militaires, hymnes nationaux exécutés et troupes passées en revue, c’est en grande pompe et avec un protocole digne d’éloges que le Premier ministre belge, M. Charles Michel a, le 17 septembre, reçu le président Félix Tshisekedi au Palais d’Egmont qui abrite la primature à Bruxelles. A l’issue d’une séance de travail organisée pour la circonstance, Mme Thérèse Ntumba Nzeza, Ministre d’Etat rd-congolaise des Affaires étrangères et M. Didier Reynders pour la partie belge, ont, en présence du chef de l’Etat rd-congolais et du chef du gouvernement belge, co-signé quelques mémorandum d’entente essentiellement dans le domaine des affaires étrangères, des finances et un autre concernant le renforcement de la coopération diplomatique entre les deux pays. L’actuel gouvernement fédéral belge étant en « affaires courantes », il reviendra donc à la future équipe gouvernementale de plein exercice de définir un nouveau programme de coopération. Il convient également de mentionner singulièrement qu’il a aussi été question lors de ladite séance, de la réouverture du consulat belge à Lubumbashi et celui de la RDCongo à Anvers. Après la cérémonie de la Primature, le président Félix Tshisekedi, qui n’est autre que le fils de l’opposant historique feu Etienne Tshisekedi, s’est rendu au palais royal où, en milieu de journée, il a été reçu en audience par le roi Philippe,

 

Un tête-à-tête entre le monarque belge et le chef de l’Etat rd-congolais, une photo de famille en compagnie de la reine Mathilde et de la première dame Denise Tshisekedi, c’est par un déjeuner offert par le couple royal à ses hôtes que s’est terminé cette visite empreinte de solennité. Dans l’après-midi du même jour, le président de la République démocratique du Congo a rencontré les hommes d’affaires belges qu’il a, entre autres, invités à venir investir dans son pays après leur avoir présenté dans un discours des opportunités qui s’offrent et des mesures incitatives qui sont en train d’être prises pour améliorer le climat des affaires. Toujours dans le cadre de ce premier séjour officiel qui participe du réchauffement des relations belgo-congolaises, M. Félix Tshisekedi s’est, le mercredi 18 septembre, rendu à Anvers où il a visité le port et le centre de traitement du diamant avant d’aller rencontrer dans la soirée la diaspora rd-congolaise vivant en Belgique et en Europe. En dépit des manifestations, la veille, d’une centaine d’opposants à proximité du palais d’Egmont, la forte mobilisation et participation à la rencontre du palais d’expositions du Heysel prouve à suffisance qu´à l’instar de la majorité de leurs compatriotes restés au pays, les rd-congolais et rd-congolaises de la diaspora attendent beaucoup de leur nouveau président qui, comme il le dit lui-même, a placé  au centre de ses préoccupations le bien-être de l’homme congolais. M. Félix Tshisekedi qui, au regard de ses quelques réalisations jusque-là, a suscité beaucoup d’espoir auprès de ses compatriotes, se dit déterminé à éliminer, Dieu aidant, le paradoxe qui fait qu’ayant un pays scandaleusement riche, beaucoup de rd-congolais et rd-congolaises n’aient pas un niveau de vie à la hauteur de très immenses ressources dont, le Dieu créateur l’ayant souverainement voulu ainsi, leur pays regorge ! Celui que ses partisans aiment bien appeler affectueusement « Fatshi Béton » est, pour tout observateur attentif, décidé à démontrer, en dépit des critiques de ses détracteurs, que la RD Congo n’est pas, comme d’aucuns le pensent, un « géant aux pieds d’argile ». M. Félix Tshisekedi, on comprend bien, n’a donc pas droit à décevoir les multiples attentes de ses compatriotes, il n’a donc pas droit à l’erreur, peut-on dire, même si l’émergence de son pays ne dépend pas de lui seul, mais des efforts, du travail assidu de chacun et chacune des fils et filles du pays où se trouve la gâchette du « revolver de Franz Fanon » qu’est l’Afrique! Avant de s’envoler le week-end pour New York où il devait participer, pour sa première fois depuis son investiture le 24 janvier 2019, aux travaux de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies dont le débat général devait commencer le 24 septembre, le président de la RD Congo qui entend tout mettre en œuvre pour que, Dieu aidant, son pays puisse retrouver la place qui lui revient dans le concert des nations, s’est aussi rendu à Gembloux où il a visité le centre de recherche de la faculté Agro Bio Tech qui est dédié à l’agriculture de demain. Signalons en outre que la Belgique avait tout fait pour qu’en dépit des yeux doux de Paris, le premier voyage officiel en Europe du président Félix Tshisekedi le conduise tout d’abord à Bruxelles. Aussi au moment où nous procédons à la révision de cet article, M. Charles Michel est déjà élu nouveau président du Conseil européen en remplacement de M. Donald Tusk qui quitte ce poste en décembre prochain. Mme Sophie Wilmès a été déjà proposée à la nomination par le roi Philippe comme Première ministre « en affaires courantes », en attendant l’avènement d’un futur gouvernement fédéral de plein exercice.

La rédaction

La Journée internationale des femmes 2018 a déjà vécu

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Le 8 mars 2018, le monde a souscrit une fois de plus à la tradition, en célébrant la 41e Journée internationale des femmes. Officialisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies sous son quatrième secrétaire général, le célèbre Kurt Waldheim,   cette journée dédiée aux femmes a pour objectif de sensibiliser l’opinion mondiale sur les droits de la junte féminine en vue principalement de la réduction des inégalités hommes-femmes. Cette année comme par le passé, de différentes manifestations ont été organisées et des déclarations faites non seulement au siège de l’Onu à New York mais aussi dans plusieurs pays à travers le monde.

Pionnière du Magazine international Découvertes, notre consœur Nathalie Fave est parmi les personnes qui ont été au-devant de la scène à l’avènement de notre organe, à l’aube du IIIe millénaire. Forte de sa grande mobilité entre les trois continents (Europe, Afrique et Amérique), elle dirige depuis lors, et avec brio, notre Direction des Relations extérieures.

Plusieurs leaders féminins comme masculins se sont exprimé pour magnifier le rôle des femmes dans le développement national et mondial et dénoncer des inégalités et abus dont elles sont victimes de la part des hommes dans les différents milieux de la société. Au moment où certains hommes se sont exprimé sincèrement pour dénoncer des vraies injustices dont les femmes sont réellement victimes et proposer des mesures correctives par des actions concrètes en vue de promouvoir la dignité féminine, d’autres, soit pour des ambitions électoralistes ou pour s’attirer simplement l’attention de la gente féminine, se sont évertué à prononcer des discours pompeux en s’érigeant même en donneurs des leçons pendant que dans leurs foyers ils ne sont même pas en odeur de sainteté devant leurs propres épouses. Aussi d’autres femmes animées d’un certain activisme outrancier se sont permises, ici et là, de faire des déclarations incendiaires, donnant l’impression de culpabiliser tous les hommes du monde en les présentant tous comme des ennemis et non des partenaires de vie. A l’instar de ce qui se passe souvent avec certaines lors de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes.  Certaines crient même «aux bourreaux» alors qu’elles sont, par leur propre comportement exécrable que subissent aussi leurs hommes, à l’origine des abus qu’elles dénoncent. A ce rythme et si l’on y prend point garde, qu’on ne soit pas surpris que se crée un jour dans le futur le besoin d’instituer deux autres journées : « La journée internationale des droits des hommes » et « La journée mondiale contre les violences faites aux hommes ». Parce que si elles ne sont pas physiques, les violences peuvent aussi être commises au niveau psychique pour ne pas dire mental. A l’Onu, l’actuel secrétaire général, M. Antonio Guterres, a fait de la parité au niveau des postes de responsabilité  l’une de ses priorités. Ce qui n’est pas mal non plus! Mais seulement nous pouvons nous permettre de dire qu’en dépit de tous ces gestes ici et là, il y a encore du pain sur la planche et qu’il y en aura toujours parce pendant ce temps, on trouve encore à la tête des pays et des organisations (Onu, Union africaine, Union européenne, G7, G20, présidence des pays et direction des gouvernements, …), de très nombreuses têtes  masculines et une poignée de têtes féminines. Si tous les hommes étaient sincères et tenaient réellement à la parité pour ne pas dire à l’égalité hommes-femmes, ils n’auraient qu’à se convaincre et démissionner courageusement leur moitié de différents postes de responsabilités à travers le monde. Au lieu de continuer à promettre aux femmes des choses irréalistes pour ne pas dire irréalisables pendant qu’ils continuent à s’accrocher massivement et sans sourciller à leurs fauteuils.   Ne serait-ce que par sa morphologie, sa manière de penser et par tant d’autres points, la femme est différente de l’homme. En dépit de toutes les différences qui puissent exister entre eux, l’un et l’autre ont chacun et chacune des droits et des devoirs qui leur ont été souverainement conférés par leur Créateur, le Dieu suprême donc. Tout en n’occultant pas toutes ces différences qui puissent exister entre eux, les deux sexes doivent se vouer un respect mutuel et œuvrer autant que faire se peut à leur « coexistence pacifique ». Tout le monde doit être d’accord que la femme est aujourd’hui une actrice incontournable du développement mondial. Et ne serait-ce qu’à ce titre, elle mérite la considération et le respect de l’homme.

Amoureuse de la géopolitique, la jeune Oriana Moussali a aussi accepté courageusement de participer au fonctionnement de notre organe international d’information spécialisée et de diplomatie communicationnelle.

Nous autres,  l’avons si bien compris au Magazine international Découvertes et profitons de l’opportunité pour réitérer notre considération et nos très chaleureuses félicitations à nos chères consœurs, notamment à Nathalie Fave à qui nous avons conféré le statut de « marraine » de notre organe international pour avoir joué un rôle de premiers plans à l’avènement de celui-ci à l’aube du 3e millénaire, à Christine Salasc qui, à un moment donné, a révolutionné la charte infographique de notre support de communication, à Eloisa Picotero et à Valentine Kingbo qui ont courageusement et élégamment coordonné le secrétariat de notre direction de publication, à Oriana Moussali qui a courageusement accepté de participer, en ce qui la concerne, au fonctionnement de notre organe international d’information spécialisée et de diplomatie communicationnelle. Comme le disait l’actuelle  Première dame  de la France, Mme la présidente Brigitte Macron, nous sommes aussi, sans prétention politicienne aucune,  de ceux qui pensent que « c’est tous les jours la journée de la femme » !

La rédaction

La Guinée-Bissau a enfin un nouveau gouvernement

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Selon les files de notre envoyé spécial en Guinée-Bissau, les élections législatives maintes fois reportées ont, après une campagne qui s’esit déroulé relativement dans le calme, eu finalement lieu le dimanche 10 mars 2019. A l’issue de ce scrutin législatif que notre confrère a couvert avec la subtilité qu’on lui reconnait, le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), est arrivé en tête avec 47 députés, suivi respectivement par le Mouvement pour l’alternance démocratique(Madem-G15), avec 27 députés, qui n’est autre que le nouveau parti politique créé par ses 15 frondeurs avec comme coordonnateur national l’homme d’affaires Braima Camara, le PRS(Parti pour la rénovation sociale), de feu Kumba Iala avec 21 députés, l’APU-PDGB (Assemblée du peuple uni-parti démocratique de la Guinée-Bissau), de Nuno Nabiam avec 5 députés, l’UM (União para Mudança ou l’Union pour le changement ), du doyen Augusto Agnelo Regalla et le PND (Parti de la nouvelle démocratie), de Mamadu Iaia Djalo avec 1 député chacun. Ayant remporté sa victoire avec une majorité relative, le parti dirigé par l’Ing. Domingos Simões Pereira, alias DSP pour ses partisans, a, stratégies politiques obligent, signé des accords, séparés et un commun, d’incidence parlementaire pour gouverner avec l'APU-PDGB, l’UM et le PND. Ce qui lui a permis de s’assurer mathématiquement une majorité de 54 députés qui lui facilitera, surtout, de faire passer son programme, le même « Terra Ranka », et le budget général de l’Etat qui doivent normalement être présentés à l’Assemblée nationale populaire par le nouveau gouvernement qu’il a, selon les dispositions constitutionnelles bissau-guinéennes en vigueur, formé en tant que parti gagnant de ces législatives.

Premier ministre du précédent gouvernement de consensus, M. Aristides Gomes a été reconduit à ce poste pour diriger le nouvel exécutif. (DR)

La nouvelle équipe gouvernementale est dirigée par M. Aristides Gomes qui, après avoir été depuis avril 2018 à la tête d’un gouvernement de consensus selon l’accord de Lomé au Togo, a été reconduit au poste de Premier ministre par  un décret présidentiel daté du samedi 22 juin 2019 et investi dans la foulée. A ce sujet, il convient de signaler que c’est après un refus, opposé à deux reprises par le président de la République José Mario Vaz, de nommer comme il se doit son président, l’Ing. Domingos Simões Pereira, comme chef du gouvernement, que le PAIGC a finalement proposé, par une lettre dûment signée par son chef donc, le nom de M. Aristides Gomes qui est membre de son comité central. Après plusieurs atermoiements, à cause de divergences entre la Présidence et le PAIGC, et suite à un  ultimatum donné par la Cedeao ( Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ), qui est médiatrice dans la crise bissau-guinéenne et qui avait brandi la menace d’autres sanctions à l’encontre des acteurs qui gêneraient l’évolution normale du processus, le président Vaz a fini par entendre raison et nommer le mercredi 3 juillet 2019 un nouveau gouvernement qui a été investi au pas de course le même jour lors d’une cérémonie qui a eu lieu au palais présidentiel sis Praça Imperio à Bissau.

Entourant le président de la République José Mario Vaz et le Premier ministre Aristides Gomes, les membres du nouveau gouvernement posent pour la postérité à l’issue de leur investiture le 3 juillet 2019 (DR)

Dans cette nouvelle équipe de 31 membres dont 16 ministres et 15 secrétaires d’Etat, on note, pour le compte du PAIGC, le retour de l’ancienne ministre de l’Education nationale Odette Semedou qui prend cette fois-ci le portefeuille de l’Administration territoriale et de la gestion électorale, , de l’ancienne ministre des pêches Adiatu Dialo Nandigna reconduite au même poste, de l’ancienne secrétaire d’Etat à la Coopération internationale Suzy Barbosa qui - promue - dirige cette fois-ci le Ministère des Affaires Etrangères et des Communautés, de l’ancienne ministre successivement de la Défense nationale et de la Santé publique en la personne de Mme Cadi Seidi qui gère pour le moment le portefeuille de la Femme, de la Famille et de la Protection sociale, de l’ancienne secrétaire d’Etat au Budget et Affaires fiscales Tomásia Mandjuba qui s’occupera pour le moment du Secrétariat d’Etat au Plan et à l’Intégration régionale. M. Geraldo João Martins, ancien ministre de l’Economie et des Finances respectivement sous les Premiers ministres Domingos Simões Pereira (2014-2015) et Carlos Correia (2015-2016), fait aussi son come-back et retrouve le même portefeuille pendant que M. José Djô, anciennement secrétaire d’Etat au Trésor, s’occupera, avec le même rang, cette fois-ci du Budget. M. Suleimane Seidi qui a exercé les fonctions de secrétaire d’Etat au Trésor dans le tout précédent gouvernement de consensus, toujours dirigé par M. Aristides Gomes, est reconduit au même poste dans cette nouvelle équipe. Malam Bacai Junior, fils du défunt Président Malam Bacai Sanha, fait sa première entrée et va s’occuper du Secrétariat d’Etat aux Communautés. Dans ce gouvernement où le PAIGC s’est réservé une vingtaine de postes siègent aussi des membres de partis alliés comme l’APU-PDGB qui est représenté, entre autres, par l’avocat Armando Mango qui est en quelque sorte le nº 2 du gouvernement parce qu’étant le ministre de la Présidence du Conseil des ministres et des Affaires parlementaires et en même temps porte-parole du gouvernement, l’UM et le PND. D’autres formations politiques n’ayant pas de sièges au parlement figurent aussi sur la liste de membres de cet exécutif comme le cas du Mouvement patriotique (MP) dirigé par José Paulo Semedo qui est représenté par l’avocate Ruth Monteiro à qui l’on a confié le Ministère de la Justice et des Droits humains, et le PCD de M. Vicente Fernandes dont le représentant aurait bénéficié quant à lui d’un Secrétariat d’Etat. A noter aussi que le département des Transports et Communications, précédemment ministère réduit cette fois-ci à un Secrétariat d’Etat, est dirigé par M. Samuel Dinis Manuel qui émane de l'APU-PDGB.

Le « Palacio do Governo » ou le Palais du gouvernement, sis l’avenue Combantentes da Liberdade da Patria à Bissau, abrite l’essentiel de ministères.

Le Madem-G15 et le PRS sont quant à eux complètement absents de ce gouvernement, le parti vainqueur des législatives, le PAIGC donc, ayant préféré ne gouverner qu’avec ses alliés. A ce niveau, il convient d’ouvrir une petite fenêtre sur la crise qui avait éclaté à l’Assemblée nationale populaire (ANP), à cause du rejet, par vote majoritaire des députés du PAIGC et alliés, de la candidature de M. Braima Camara, coordonnateur national du Madem-G15 au poste de 2e vice-président du Bureau de l’institution parlementaire. Il semblerait y avoir un peu de décrispation après la décision de M. Camara de retirer son nom au profit de sa camarade Satu Camara qui a été enfin élue à ce poste qui revient de droit, selon la loi qui fixe l’organisation du parlement bissau-guinéen, au Madem-G15 en tant que deuxième parti le plus voté aux dernières législatives. Cette crise parlementaire semble quoi qu’on dise s’amenuiser, même si le PRS continuerait à réclamer, en bémol cette fois-ci, le 1er secrétariat du bureau susmentionné.  Arrivé à la fin de son mandat de cinq ans le 23 juin 2019, et selon une résolution du 55e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao tenu à Abuja, la capitale fédérale nigériane, le 29 juin de cette même année, le président José Mario Vaz, privé de certaines prérogatives, restera en place jusqu’à l’investiture du gagnant de la prochaine élection présidentielle dont la date, déjà fixée par décret signé de sa propre main, est le 24 novembre 2019 pour le premier tour. Au sujet de ce prochain scrutin donc, le chef de l’Etat sortant devra remettre le fauteuil présidentiel en jeu afin que tout Bissau-Guinéen, dont lui-même, répondant aux critères exigés par la constitution, et qui le souhaiterait, puisse, en indépendant ou mandaté par un parti politique légalisé, briguer la magistrature, suprême comme on dit, de ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Multilatéralisme oblige, la communauté internationale représentée sur place par le G5 (Nations-Unies, Union africaine, Union européenne, Communauté des pays de langue portugaise(CPLP) et la Cedeao), très active, œuvre aussi autant que faire se peut pour le bon déroulement du processus et le retour de la stabilité. En bilatéral particulièrement et comme l’attestent d’ailleurs les multiples déplacements sur Bissau de son ambassadeur auprès du Sénégal et de la Guinée-Bissau basé à Dakar, les Etats-Unis suivent aussi l’évolution de la situation et apporte tant soit peu leur modeste contribution pour un retour à la normalité !  La nouvelle équipe gouvernementale est déjà à pied d’œuvre et il est temps que les acteurs politiques bissau-guinéens, en particulier, transcendent leurs divergences en privilégiant les intérêts de la nation et œuvrent ensemble pour le développement harmonieux de leur pays, certes petit en superficie mais doté par contre des ressources naturelles immenses. A la prochaine !

La rédaction

ARGENTINE

Retour sur le premier sommet du G20 en Amérique du Sud

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Dix ans après la tenue de la première rencontre de haut niveau des dirigeants du Groupe des vingt -G20-à Washington, aux Etats-Unis, sur fond de crise financière internationale, l’Argentine a accueilli à Buenos Aires le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les 30 novembre et 1er décembre 2018 autour du thème « Bâtir un consensus pour un développement juste et durable au travers d'un agenda centré sur les personnes, inclusif et tourné vers l'avenir ». Les travaux de ce sommet réunissant les leaders des pays représentant plus de 80% du PIB mondial et abritant près de 2/3 de la population de la planète ont été axés sur quatre priorités, à savoir l’avenir du travail, les infrastructures de développement durable, un avenir alimentaire durable et une stratégie d’intégration de la dimension du genre dans le programme du G20. A ce sommet de haut niveau, premier du genre à être organisé en Amérique latine, étaient présents les dirigeants de 19 pays membres et de l’Union européenne en tant que membre à part entière, parmi lesquels figuraient les présidents américain Donald Trump, chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron, sud-africain Cyril Ramaphosa, turc Recep Erdogan, la chancelière allemande Angel Merkel, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte, les premiers ministres britannique Thérèse May, japonais Shinzo Abe, canadien Justin Trudeau, australien Scott Morrison,   le président de la Commission de l’Union européenne Jean-Claude Junker et celui du Conseil Donald Tusk, sans oublier le président du gouvernement espagnol Pedro Gonzales et le premier ministre hollandais Mark Rutte qui y étaient invités. Pour apporter l’expertise technique des organisations qu’elles dirigent, certaines personnalités parmi lesquelles la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, le président de la Banque mondiale d’alors Jim Yong Kim, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et le président en exercice de l’Union africaine Paul Kagame du Rwanda, ont été aussi conviés à ce grand rendez-vous. Encore empêché comme lors de la 73e assemblée générale de l’ONU, le président sénégalais Macky Sall s’était, en sa qualité de président en exercice du Nepad (Ndlr : Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), fait représenter par son ministre de l’Economie et des Finances.  

A Buenos Aires, Donald et Melania Trump sont arrivés à bord du Air Force One. (DR)

Ce 13e sommet du G20 a été bousculé par l’agenda imprévisible du président américain Donald Trump et perturbé par la présence du président russe Vladimir Poutine dont le pays avait, chose inacceptable pour les dirigeants européens,  arraisonné des navires ukrainiens en mer d'Azov, et celle du prince saoudien Mohammed Ben Salmane, alias MBS, sur qui pesait l’accusation d’avoir commandité l’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, comme l’a dit d’ailleurs ouvertement le président turc Recep Erdogan assis aussi autour de l'immense table circulaire de ce sommet marqué, comme à la 73e assemblée générale des Nations unies, par la confrontation entre l’unilatéralisme défendu par Donald Trump et le multilatéralisme soutenu par les dirigeants européens qui avaient décidé, en faisant bloc, de parler d’une même voix. D’où d’ailleurs la raison de la tenue de leur réunion de concertation dans la matinée du vendredi 30 novembre, le jour même où toujours en marge des travaux de cette rencontre du Groupe des vingts, le président américain a paraphé avec ses voisins canadien et mexicain un accord de libre-échange lors d’une cérémonie solennelle.

Le président américain, Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, se sont bel et bien rencontrés en marge du sommet du G20 de Buenos Aires. (DR)

Le samedi 1er décembre a eu lieu un tête-à-tête entre le président des Etats-Unis et son homologue chinois Xi Jinping au sujet d’un différend économique qui, quoique bilatéral, présente, de l’avis de certains experts, un danger planétaire. Comme il est dans leur coutume lors des rencontres de ce genre, les altermondialistes tant locaux qu’internationaux n’étaient pas du reste, ils ont donc participé à une manifestation pacifique, mais selon un itinéraire négocié d’avance par les autorités argentines avec les organisateurs pour éviter des violences.  Pour assurer la sécurité des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers, de leurs délégations ainsi que celle de très nombreux journalistes accrédités pour le sommet, le quartier de la capitale argentine qui a abrité la rencontre a été entièrement bouclé par les forces de l’ordre. Et la principale menace ayant été un attentat terroriste, les services de renseignement argentins, en liaison avec les agences occidentales, israélienne, russe et chinoise, étaient placés en état d’alerte maximale.

Emmanuel et Brigitte Macron arrivent à Buenos Aires. (DR)

Les coulisses qui ne peuvent toujours pas manqué lors des « grand-messes » telle celle-ci: entre autres, l’absence des officiels argentins pour accueillir le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte qui, à leur sortie d’avion, n’ont pas hésité de serrer la main à un ouvrier aéroportuaire qui, peut être simple coïncidence, avait mis un « gilet jaune », l’arrivée tardive de la chancelière allemande Angela Merkel à cause d’une panne rocambolesque de son avion et l’annulation en dernière minute par l’actuel locataire de la Maison-Blanche du tête-à-tête prévu avec son homologue russe Vladimir Poutine. Malgré les divergences qui puissent exister entre les défenseurs de l’approche collective de grands enjeux globaux dans un monde interconnecté et interdépendant et ceux du protectionnisme prôné par le camp des nationalistes, les vingt sont parvenus à trouver les compromis nécessaires pour réaffirmer un message d’unité comme l’atteste d’ailleurs l’adoption d’une déclaration commune, proposée par les sherpas et dont le Magazine international Découvertes vous offre, en téléchargement, une copie au bas de cet article. Après cette rencontre de Buenos Aires où il a été aussi question du respect de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes, l’Argentine passe normalement la présidence du G20 au Japon qui organisera le prochain sommet à Osaka, les 28 et 29 juin 2019 !

La rédaction

Argentine_Buenos_Aires_lLeaders_G20_Declaration_011218

COMMUNIQUE FINAL DU SOMMET DU G20 DE BUENOS AIRES EN ARGENTINE.