EVENEMENT 2

Le monde vibre actuellement au rythme de nombreux événements de portée internationale, régionale ou sous-régionale qui sont organisés ici et là par de différentes institutions tant internationales que nationales. Grâce à leur mobilité et leur professionnalisme, nos envoyés spéciaux vous font vivre et revivre ces manifestations saillantes qu'abritent les différents coins de notre "village planétaire".

 

La Guinée-Bissau a enfin un nouveau gouvernement

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

Selon les files de notre envoyé spécial en Guinée-Bissau, les élections législatives maintes fois reportées ont, après une campagne qui s’esit déroulé relativement dans le calme, eu finalement lieu le dimanche 10 mars 2019. A l’issue de ce scrutin législatif que notre confrère a couvert avec la subtilité qu’on lui reconnait, le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), est arrivé en tête avec 47 députés, suivi respectivement par le Mouvement pour l’alternance démocratique(Madem-G15), avec 27 députés, qui n’est autre que le nouveau parti politique créé par ses 15 frondeurs avec comme coordonnateur national l’homme d’affaires Braima Camara, le PRS(Parti pour la rénovation sociale), de feu Kumba Iala avec 21 députés, l’APU-PDGB (Assemblée du peuple uni-parti démocratique de la Guinée-Bissau), de Nuno Nabiam avec 5 députés, l’UM (União para Mudança ou l’Union pour le changement ), du doyen Augusto Agnelo Regalla et le PND (Parti de la nouvelle démocratie), de Mamadu Iaia Djalo avec 1 député chacun. Ayant remporté sa victoire avec une majorité relative, le parti dirigé par l’Ing. Domingos Simões Pereira, alias DSP pour ses partisans, a, stratégies politiques obligent, signé des accords, séparés et un commun, d’incidence parlementaire pour gouverner avec l'APU-PDGB, l’UM et le PND. Ce qui lui a permis de s’assurer mathématiquement une majorité de 54 députés qui lui facilitera, surtout, de faire passer son programme, le même « Terra Ranka », et le budget général de l’Etat qui doivent normalement être présentés à l’Assemblée nationale populaire par le nouveau gouvernement qu’il a, selon les dispositions constitutionnelles bissau-guinéennes en vigueur, formé en tant que parti gagnant de ces législatives.

 

Premier ministre du précédent gouvernement de consensus, M. Aristides Gomes a été reconduit à ce poste pour diriger le nouvel exécutif. (DR)

La nouvelle équipe gouvernementale est dirigée par M. Aristides Gomes qui, après avoir été depuis avril 2018 à la tête d’un gouvernement de consensus selon l’accord de Lomé au Togo, a été reconduit au poste de Premier ministre par  un décret présidentiel daté du samedi 22 juin 2019 et investi dans la foulée. A ce sujet, il convient de signaler que c’est après un refus, opposé à deux reprises par le président de la République José Mario Vaz, de nommer comme il se doit son président, l’Ing. Domingos Simões Pereira, comme chef du gouvernement, que le PAIGC a finalement proposé, par une lettre dûment signée par son chef donc, le nom de M. Aristides Gomes qui est membre de son comité central. Après plusieurs atermoiements, à cause de divergences entre la Présidence et le PAIGC, et suite à un  ultimatum donné par la Cedeao ( Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ), qui est médiatrice dans la crise bissau-guinéenne et qui avait brandi la menace d’autres sanctions à l’encontre des acteurs qui gêneraient l’évolution normale du processus, le président Vaz a fini par entendre raison et nommer le mercredi 3 juillet 2019 un nouveau gouvernement qui a été investi au pas de course le même jour lors d’une cérémonie qui a eu lieu au palais présidentiel sis Praça Imperio à Bissau.

 

Entourant le président de la République José Mario Vaz et le Premier ministre Aristides Gomes, les membres du nouveau gouvernement posent pour la postérité à l’issue de leur investiture le 3 juillet 2019 (DR)

Dans cette nouvelle équipe de 31 membres dont 16 ministres et 15 secrétaires d’Etat, on note, pour le compte du PAIGC, le retour de l’ancienne ministre de l’Education nationale Odette Semedou qui prend cette fois-ci le portefeuille de l’Administration territoriale et de la gestion électorale, , de l’ancienne ministre des pêches Adiatu Dialo Nandigna reconduite au même poste, de l’ancienne secrétaire d’Etat à la Coopération internationale Suzy Barbosa qui - promue - dirige cette fois-ci le Ministère des Affaires Etrangères et des Communautés, de l’ancienne ministre successivement de la Défense nationale et de la Santé publique en la personne de Mme Cadi Seidi qui gère pour le moment le portefeuille de la Femme, de la Famille et de la Protection sociale, de l’ancienne secrétaire d’Etat au Budget et Affaires fiscales Tomásia Mandjuba qui s’occupera pour le moment du Secrétariat d’Etat au Plan et à l’Intégration régionale. M. Geraldo João Martins, ancien ministre de l’Economie et des Finances respectivement sous les Premiers ministres Domingos Simões Pereira (2014-2015) et Carlos Correia (2015-2016), fait aussi son come-back et retrouve le même portefeuille pendant que M. José Djô, anciennement secrétaire d’Etat au Trésor, s’occupera, avec le même rang, cette fois-ci du Budget. M. Suleimane Seidi qui a exercé les fonctions de secrétaire d’Etat au Trésor dans le tout précédent gouvernement de consensus, toujours dirigé par M. Aristides Gomes, est reconduit au même poste dans cette nouvelle équipe. Malam Bacai Junior, fils du défunt Président Malam Bacai Sanha, fait sa première entrée et va s’occuper du Secrétariat d’Etat aux Communautés. Dans ce gouvernement où le PAIGC s’est réservé une vingtaine de postes siègent aussi des membres de partis alliés comme l’APU-PDGB qui est représenté, entre autres, par l’avocat Armando Mango qui est en quelque sorte le nº 2 du gouvernement parce qu’étant le ministre de la Présidence du Conseil des ministres et des Affaires parlementaires et en même temps porte-parole du gouvernement, l’UM et le PND. D’autres formations politiques n’ayant pas de sièges au parlement figurent aussi sur la liste de membres de cet exécutif comme le cas du Mouvement patriotique (MP) dirigé par José Paulo Semedo qui est représenté par l’avocate Ruth Monteiro à qui l’on a confié le Ministère de la Justice et des Droits humains, et le PCD de M. Vicente Fernandes dont le représentant aurait bénéficié quant à lui d’un Secrétariat d’Etat. A noter aussi que le département des Transports et Communications, précédemment ministère réduit cette fois-ci à un Secrétariat d’Etat, est dirigé par M. Samuel Dinis Manuel qui émane de l'APU-PDGB.

Le « Palacio do Governo » ou le Palais du gouvernement, sis l’avenue Combantentes da Liberdade da Patria à Bissau, abrite l’essentiel de ministères.

Le Madem-G15 et le PRS sont quant à eux complètement absents de ce gouvernement, le parti vainqueur des législatives, le PAIGC donc, ayant préféré ne gouverner qu’avec ses alliés. A ce niveau, il convient d’ouvrir une petite fenêtre sur la crise qui avait éclaté à l’Assemblée nationale populaire (ANP), à cause du rejet, par vote majoritaire des députés du PAIGC et alliés, de la candidature de M. Braima Camara, coordonnateur national du Madem-G15 au poste de 2e vice-président du Bureau de l’institution parlementaire. Il semblerait y avoir un peu de décrispation après la décision de M. Camara de retirer son nom au profit de sa camarade Satu Camara qui a été enfin élue à ce poste qui revient de droit, selon la loi qui fixe l’organisation du parlement bissau-guinéen, au Madem-G15 en tant que deuxième parti le plus voté aux dernières législatives. Cette crise parlementaire semble quoi qu’on dise s’amenuiser, même si le PRS continuerait à réclamer, en bémol cette fois-ci, le 1er secrétariat du bureau susmentionné.  Arrivé à la fin de son mandat de cinq ans le 23 juin 2019, et selon une résolution du 55e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao tenu à Abuja, la capitale fédérale nigériane, le 29 juin de cette même année, le président José Mario Vaz, privé de certaines prérogatives, restera en place jusqu’à l’investiture du gagnant de la prochaine élection présidentielle dont la date, déjà fixée par décret signé de sa propre main, est le 24 novembre 2019 pour le premier tour. Au sujet de ce prochain scrutin donc, le chef de l’Etat sortant devra remettre le fauteuil présidentiel en jeu afin que tout Bissau-Guinéen, dont lui-même, répondant aux critères exigés par la constitution, et qui le souhaiterait, puisse, en indépendant ou mandaté par un parti politique légalisé, briguer la magistrature, suprême comme on dit, de ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Multilatéralisme oblige, la communauté internationale représentée sur place par le G5 (Nations-Unies, Union africaine, Union européenne, Communauté des pays de langue portugaise(CPLP) et la Cedeao), très active, œuvre aussi autant que faire se peut pour le bon déroulement du processus et le retour de la stabilité. En bilatéral particulièrement et comme l’attestent d’ailleurs les multiples déplacements sur Bissau de son ambassadeur auprès du Sénégal et de la Guinée-Bissau basé à Dakar, les Etats-Unis suivent aussi l’évolution de la situation et apporte tant soit peu leur modeste contribution pour un retour à la normalité !  La nouvelle équipe gouvernementale est déjà à pied d’œuvre et il est temps que les acteurs politiques bissau-guinéens, en particulier, transcendent leurs divergences en privilégiant les intérêts de la nation et œuvrent ensemble pour le développement harmonieux de leur pays, certes petit en superficie mais doté par contre des ressources naturelles immenses. A la prochaine !

La rédaction

La Journée internationale

des femmes 2018 a déjà vécu

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

 

Le 8 mars 2018, le monde a souscrit une fois de plus à la tradition, en célébrant la 41e Journée internationale des femmes. Officialisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies sous son quatrième secrétaire général, le célèbre Kurt Waldheim,   cette journée dédiée aux femmes a pour objectif de sensibiliser l’opinion mondiale sur les droits de la junte féminine en vue principalement de la réduction des inégalités hommes-femmes. Cette année comme par le passé, de différentes manifestations ont été organisées et des déclarations faites non seulement au siège de l’Onu à New York mais aussi dans plusieurs pays à travers le monde.

Pionnière du Magazine international Découvertes, notre consœur Nathalie Fave est parmi les personnes qui ont été au-devant de la scène à l’avènement de notre organe, à l’aube du IIIe millénaire. Forte de sa grande mobilité entre les trois continents (Europe, Afrique et Amérique), elle dirige depuis lors, et avec brio, notre Direction des Relations extérieures.

Plusieurs leaders féminins comme masculins se sont exprimé pour magnifier le rôle des femmes dans le développement national et mondial et dénoncer des inégalités et abus dont elles sont victimes de la part des hommes dans les différents milieux de la société. Au moment où certains hommes se sont exprimé sincèrement pour dénoncer des vraies injustices dont les femmes sont réellement victimes et proposer des mesures correctives par des actions concrètes en vue de promouvoir la dignité féminine, d’autres, soit pour des ambitions électoralistes ou pour s’attirer simplement l’attention de la gente féminine, se sont évertué à prononcer des discours pompeux en s’érigeant même en donneurs des leçons pendant que dans leurs foyers ils ne sont même pas en odeur de sainteté devant leurs propres épouses. Aussi d’autres femmes animées d’un certain activisme outrancier se sont permises, ici et là, de faire des déclarations incendiaires, donnant l’impression de culpabiliser tous les hommes du monde en les présentant tous comme des ennemis et non des partenaires de vie. A l’instar de ce qui se passe souvent avec certaines lors de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes.  Certaines crient même «aux bourreaux» alors qu’elles sont, par leur propre comportement exécrable que subissent aussi leurs hommes, à l’origine des abus qu’elles dénoncent. A ce rythme et si l’on y prend point garde, qu’on ne soit pas surpris que se crée un jour dans le futur le besoin d’instituer deux autres journées : « La journée internationale des droits des hommes » et « La journée mondiale contre les violences faites aux hommes ». Parce que si elles ne sont pas physiques, les violences peuvent aussi être commises au niveau psychique pour ne pas dire mental. A l’Onu, l’actuel secrétaire général, M. Antonio Guterres, a fait de la parité au niveau des postes de responsabilité  l’une de ses priorités. Ce qui n’est pas mal non plus! Mais seulement nous pouvons nous permettre de dire qu’en dépit de tous ces gestes ici et là, il y a encore du pain sur la planche et qu’il y en aura toujours parce pendant ce temps, on trouve encore à la tête des pays et des organisations (Onu, Union africaine, Union européenne, G7, G20, présidence des pays et direction des gouvernements, …), de très nombreuses têtes  masculines et une poignée de têtes féminines. Si tous les hommes étaient sincères et tenaient réellement à la parité pour ne pas dire à l’égalité hommes-femmes, ils n’auraient qu’à se convaincre et démissionner courageusement leur moitié de différents postes de responsabilités à travers le monde. Au lieu de continuer à promettre aux femmes des choses irréalistes pour ne pas dire irréalisables pendant qu’ils continuent à s’accrocher massivement et sans sourciller à leurs fauteuils.   Ne serait-ce que par sa morphologie, sa manière de penser et par tant d’autres points, la femme est différente de l’homme. En dépit de toutes les différences qui puissent exister entre eux, l’un et l’autre ont chacun et chacune des droits et des devoirs qui leur ont été souverainement conférés par leur Créateur, le Dieu suprême donc. Tout en n’occultant pas toutes ces différences qui puissent exister entre eux, les deux sexes doivent se vouer un respect mutuel et œuvrer autant que faire se peut à leur « coexistence pacifique ». Tout le monde doit être d’accord que la femme est aujourd’hui une actrice incontournable du développement mondial. Et ne serait-ce qu’à ce titre, elle mérite la considération et le respect de l’homme.

Amoureuse de la géopolitique, la jeune Oriana Moussali a aussi accepté courageusement de participer au fonctionnement de notre organe international d’information spécialisée et de diplomatie communicationnelle.

Nous autres,  l’avons si bien compris au Magazine international Découvertes et profitons de l’opportunité pour réitérer notre considération et nos très chaleureuses félicitations à nos chères consœurs, notamment à Nathalie Fave à qui nous avons conféré le statut de « marraine » de notre organe international pour avoir joué un rôle de premiers plans à l’avènement de celui-ci à l’aube du 3e millénaire, à Christine Salasc qui, à un moment donné, a révolutionné la charte infographique de notre support de communication, à Eloisa Picotero et à Valentine Kingbo qui ont courageusement et élégamment coordonné le secrétariat de notre direction de publication, à Oriana Moussali qui a courageusement accepté de participer, en ce qui la concerne, au fonctionnement de notre organe international d’information spécialisée et de diplomatie communicationnelle. Comme le disait l’actuelle  Première dame  de la France, Mme la présidente Brigitte Macron, nous sommes aussi, sans prétention politicienne aucune,  de ceux qui pensent que « c’est tous les jours la journée de la femme » !

La rédaction

ARGENTINE

 

Retour sur le premier sommet du G20

en Amérique du Sud

( Magazine international Découvertes, La rédaction )

 

 

Dix ans après la tenue de la première rencontre de haut niveau des dirigeants du Groupe des vingt -G20-à Washington, aux Etats-Unis, sur fond de crise financière internationale, l’Argentine a accueilli à Buenos Aires le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les 30 novembre et 1er décembre 2018 autour du thème « Bâtir un consensus pour un développement juste et durable au travers d'un agenda centré sur les personnes, inclusif et tourné vers l'avenir ». Les travaux de ce sommet réunissant les leaders des pays représentant plus de 80% du PIB mondial et abritant près de 2/3 de la population de la planète ont été axés sur quatre priorités, à savoir l’avenir du travail, les infrastructures de développement durable, un avenir alimentaire durable et une stratégie d’intégration de la dimension du genre dans le programme du G20. A ce sommet de haut niveau, premier du genre à être organisé en Amérique latine, étaient présents les dirigeants de 19 pays membres et de l’Union européenne en tant que membre à part entière, parmi lesquels figuraient les présidents américain Donald Trump, chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron, sud-africain Cyril Ramaphosa, turc Recep Erdogan, la chancelière allemande Angel Merkel, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte, les premiers ministres britannique Thérèse May, japonais Shinzo Abe, canadien Justin Trudeau, australien Scott Morrison,   le président de la Commission de l’Union européenne Jean-Claude Junker et celui du Conseil Donald Tusk, sans oublier le président du gouvernement espagnol Pedro Gonzales et le premier ministre hollandais Mark Rutte qui y étaient invités. Pour apporter l’expertise technique des organisations qu’elles dirigent, certaines personnalités parmi lesquelles la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, le président de la Banque mondiale d’alors Jim Yong Kim, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et le président en exercice de l’Union africaine Paul Kagame du Rwanda, ont été aussi conviés à ce grand rendez-vous. Encore empêché comme lors de la 73e assemblée générale de l’ONU, le président sénégalais Macky Sall s’était, en sa qualité de président en exercice du Nepad (Ndlr : Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), fait représenter par son ministre de l’Economie et des Finances.  

 

A Buenos Aires, Donald et Melania Trump sont arrivés à bord du Air Force One. (DR)

Ce 13e sommet du G20 a été bousculé par l’agenda imprévisible du président américain Donald Trump et perturbé par la présence du président russe Vladimir Poutine dont le pays avait, chose inacceptable pour les dirigeants européens,  arraisonné des navires ukrainiens en mer d'Azov, et celle du prince saoudien Mohammed Ben Salmane, alias MBS, sur qui pesait l’accusation d’avoir commandité l’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, comme l’a dit d’ailleurs ouvertement le président turc Recep Erdogan assis aussi autour de l'immense table circulaire de ce sommet marqué, comme à la 73e assemblée générale des Nations unies, par la confrontation entre l’unilatéralisme défendu par Donald Trump et le multilatéralisme soutenu par les dirigeants européens qui avaient décidé, en faisant bloc, de parler d’une même voix. D’où d’ailleurs la raison de la tenue de leur réunion de concertation dans la matinée du vendredi 30 novembre, le jour même où toujours en marge des travaux de cette rencontre du Groupe des vingts, le président américain a paraphé avec ses voisins canadien et mexicain un accord de libre-échange lors d’une cérémonie solennelle.

Le président américain, Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, se sont bel et bien rencontrés en marge du sommet du G20 de Buenos Aires. (DR)

Le samedi 1er décembre a eu lieu un tête-à-tête entre le président des Etats-Unis et son homologue chinois Xi Jinping au sujet d’un différend économique qui, quoique bilatéral, présente, de l’avis de certains experts, un danger planétaire. Comme il est dans leur coutume lors des rencontres de ce genre, les altermondialistes tant locaux qu’internationaux n’étaient pas du reste, ils ont donc participé à une manifestation pacifique, mais selon un itinéraire négocié d’avance par les autorités argentines avec les organisateurs pour éviter des violences.  Pour assurer la sécurité des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers, de leurs délégations ainsi que celle de très nombreux journalistes accrédités pour le sommet, le quartier de la capitale argentine qui a abrité la rencontre a été entièrement bouclé par les forces de l’ordre. Et la principale menace ayant été un attentat terroriste, les services de renseignement argentins, en liaison avec les agences occidentales, israélienne, russe et chinoise, étaient placés en état d’alerte maximale.

 

Emmanuel et Brigitte Macron arrivent à Buenos Aires. (DR)

Les coulisses qui ne peuvent toujours pas manqué lors des « grand-messes » telle celle-ci: entre autres, l’absence des officiels argentins pour accueillir le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte qui, à leur sortie d’avion, n’ont pas hésité de serrer la main à un ouvrier aéroportuaire qui, peut être simple coïncidence, avait mis un « gilet jaune », l’arrivée tardive de la chancelière allemande Angela Merkel à cause d’une panne rocambolesque de son avion et l’annulation en dernière minute par l’actuel locataire de la Maison-Blanche du tête-à-tête prévu avec son homologue russe Vladimir Poutine. Malgré les divergences qui puissent exister entre les défenseurs de l’approche collective de grands enjeux globaux dans un monde interconnecté et interdépendant et ceux du protectionnisme prôné par le camp des nationalistes, les vingt sont parvenus à trouver les compromis nécessaires pour réaffirmer un message d’unité comme l’atteste d’ailleurs l’adoption d’une déclaration commune, proposée par les sherpas et dont le Magazine international Découvertes vous offre, en téléchargement, une copie au bas de cet article. Après cette rencontre de Buenos Aires où il a été aussi question du respect de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes, l’Argentine passe normalement la présidence du G20 au Japon qui organisera le prochain sommet à Osaka, les 28 et 29 juin 2019 !

La rédaction

 

 

Argentine_Buenos_Aires_lLeaders_G20_Declaration_011218

COMMUNIQUE FINAL DU SOMMET DU G20 DE BUENOS AIRES EN ARGENTINE.