- ENQUETES -

Au-delà de la « diplomatie communicationnelle », nous allions au journalisme conventionnel celui d’investigation qui exige quant à lui beaucoup de stratégies, de discrétion, de sagesse et de patience, de temps et de ressources. Nos différents articles et autres publications relèvent de notre noble mission, entre autres, d’informer objectivement l’opinion mondiale, de sensibiliser et d’alerter sur les questions brulantes de notre « village planétaire», de contribuer autant que faire se peut à la promotion de la paix, de la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption, la fraude multiforme et les autres antivaleurs, … grâce aux Technologies de l’information et de la communication (TIC), à toutes les sources adéquates (personnes-ressources, documents écrits, sonores, audiovisuels et virtuels,…), aux missions non résidentielles, semi-résidentielles et résidentielles dans les différents coins de la planète.  Et tout cela pour le triomphe du bien sur le mal !

 

 

Jouons franc jeu !

Dans notre dernière livraison titrée « Pour une coopération internationale égalitaire, nous avions en notre qualité, entre autres, d’une sorte de Think Tank « stratégico-diplomatique », esquissé une petite analyse sélective de la crise sanitaire qui est entrain, Dieu merci, de vivre ses derniers moments étant donné qu’un bon nombre de pays qui étaient sérieusement touchés, surtout européens, sont entrain de mettre fin à ce qui a été convenu d’appeler « confinement » et d’amorcer, Dieu aidant, un retour progressif à la normalité. Après une lecture surtout sous l’angle diplomatique, nous avions, dans le cadre singulièrement multilatéral, relevé la justesse des actions conjointes entre pays, entre continents, entre organisations régionales pour ne pas dire continentales, …ou carrément d’envergure mondiale. Et cela, tout en exhortant les uns et les autres au respect mutuel. Et comme pour aller dans le sens de la solidarité internationale dont nous avions parlé en bien, une conférence internationale vient d’être organisée sous l’égide de l’OMS ( Ndlr : Organisation mondiale de la Santé ), en vue de mobiliser des fonds pouvant servir à mener des actions préventives et curatives, et surtout à soutenir la recherche dans le but de découvrir carrément un vaccin qui pourrait jouer un rôle déterminant dans la lutte contre cette pandémie qui a déjà fait beaucoup de victimes à travers le monde. Une initiative à saluer surtout quand on sait que « l’union fait la force ».

Mais seulement, il faudrait que les hauts dirigeants, surtout des pays et de grandes organisations mondiales ou régionales,…impliqués, puissent jouer franc jeu et faire preuve de ce qu’il nous convient d’appeler « honnêteté diplomatique », en présentant les choses telles qu’elles sont et en agissant comme il se doit. Ecartant surtout tout esprit de prédominance, infondé d’ailleurs, des uns sur les autres et évitant tout discours tinté d’arrogance et de mépris à l’endroit des autres dont on a vite le plaisir de qualifier de « pays pauvres » et que l’on prétend « aider » alors que, ironie du sort, l’on a pas pu se mettre soi-même à l’abri des dégâts dévastateurs qui se sont abattus beaucoup plus « chez vous » que « chez eux » ! Surtout quand on sait que l’on ne peut pas prétendre « enlever une paille qui est dans l’œil de l’autre pendant que l’on a encore une poutre dans le sien » ! Que le vaccin, Dieu étant le seul réellement souverain, vienne des Etats-Unis où le président Donald Trump qui a déclaré prendre de la chloroquine pour prévenir cette maladie et qui, malgré des vives critiques essuyées de l’intérieur, est resté à l’écoute des chercheurs pour ne pas dire des scientifiques de son pays ; qu’il vienne de la France où le président Emmanuel Macron lui-même est très actif à ce sujet et où le Prof. Didier Raoult, infectiologue de Marseille, avait déjà recommandé la chloroquine qui, malheureusement, aurait présenté une certaine faiblesse parce que provoquant, après prise, des effets secondaires ; que le remède tant souhaite vienne de Madagascar ou le « COVID-ORGANICS » est entrain de faire ses preuves au niveau national selon le président Andry Rajoelina qui a tenu à le présenter personnellement à l’extérieur ; que le vaccin vienne de la République démocratique du Congo où le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi, prochain président de l’Union africaine, Dieu voulant, pour l’exercice 2021, a déjà fait venir par jet son compatriote de grand chercheur, le Dr Jérôme Munyangi à qui il a promis un accompagnement très rapproché ; que le remède vienne du Sénégal où les chercheurs ne sont pas restés bras croisés ; que le vaccin tant attendu vienne d’Afrique, d’Amérique, d’Europe, d’Asie ou d’Océanie ; qu’il vienne du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest ou de tout autre coin de la planète, il est temps que cesse la mesquinerie et que l’on mette fin à toutes les petites querelles géopolitiques, que l’on privilégie l’essentiel et que l’on travaille hardiment, coude-à-coude, en conjuguant des efforts notables pour parvenir, Dieu aidant, à la solution définitive.

Le siège de l'Organisation mondiale de la Santé, à Genève, en Suisse. ( DR )

Déjà l’on note, selon des échanges entre le chef de l’Etat malgache Andry Rajoelina et le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Ghebreyesus, un rapprochement, après moult tergiversations, de l’Organisation en charge des questions de santé mondiale avec Madagascar qui s’est dit prêt, après la signature d’un protocole de confidentialité, à lui ouvrir ses frontières et ses portes, pour des expérimentations cliniques du « COVID-ORGANICS » à mener conjointement sur place en Afrique même. Aussi l’on a déjà commencé à enregistrer ici et là un changement de discours, avec révision à la baisse des projections, par ceux-là et celles-là qui, comme des « prophètes du malheur » avaient vite fait d’annoncer, chiffres alarmants à l’appui, un avenir chaotique pour ce continent dont les pays n’ont pas d’ailleurs attendu des soi-disant aides, mais se sont battus, par eux-mêmes, en adoptant courageusement leurs propres mesures de riposte et de protection de leurs populations qui ont, Dieu aidant, et contrairement à certains préjugés, permis d’endiguer la contagion, spectaculaire, qui était déjà prédite par ceux-là et celles-là qui, en faisant souvent un fonds de commerce lors des calamités mondiales, l’ont toujours considéré et présenté comme un lieu des catastrophes, un théâtre des malheurs ! Alors que dans le cas présent et selon les bilans des pertes en vies humaines causées jusque-là par cette pandémie, l’Afrique, qui est l’un de cinq continents du monde, n’a, Dieu seul est réellement souverain, enregistré à ce jour qu’environ 1% du total mondial de décès ! Quoique progressivement, cette crise sanitaire est entrain, Dieu merci, de tirer sa révérence. Et cela, même si dans certains pays et au niveau de certaines commissions, de certaines organisations ou projets, certains responsables et autres acteurs impliqués continuent à gonfler et à faire gonfler, par complaisance, le nombre d’infectés afin de continuer à sensibiliser les donateurs et à lever, malhonnêtement, des fonds qui, malheureusement, finiront dans leurs propres poches ; afin de continuer à justifier leur présence dans des commissions ou organisations, appelez cela comme vous voulez, dans lesquelles, en plus des indemnités substantielles dont ils bénéficient, ils ont encore la possibilité de recourir à des pratiques malhonnêtes telle la surfacturation pour continuer, après en avoir fait un « business », à se taper de l’argent. Pensant peut-être que le pot aux roses, que leur sale jeu n’est pas encore découvert ! Il est temps que cela cesse afin que le malheur des uns ne fasse pas le bonheur des autres !

La rédaction

Article paru au même moment : Ces soi-disant riches. Pour le lire, veuillez cliquer dessus !

 

Pour une coopération internationale égalitaire

La crise financière internationale de 2009 qui a beaucoup plus frappé les pays occidentaux que ceux d’Afrique et celle dite « sanitaire » qui est en cours et a déjà secoué beaucoup plus l’Occident que l’Afrique véhiculent, selon notre décryptage, un message particulier qui recommanderait d’une part à ceux qui, souvent complexés de supériorité, seraient toujours tentés de s’ériger en « donneurs des leçons » une certaine attitude permanente d’humilité, et d’autre part à ceux qui, se considérant toujours comme moins nantis et en retard de développement, seraient souvent prêts à obéir, au doigt et à l’œil, aux « instructions » des premiers. Le fait qu’il soit arrivé et qu’il arrive, paradoxalement, que durant les deux crises susmentionnées, les pays occidentaux, sensés disposer de solides mesures de sécurité financière et sanitaire, aient payé un tribut beaucoup plus lourd que les pays africains, souvent considérés comme moins équipés, pourrait inspirer un sentiment d’égalité entre les humains en tant que tels, une certaine exigence de considération mutuelle entre les différents continents, entre les différents pays de la planète. Une exhortation qui ne va pas, bien sûr, à l’encontre de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, avec comme actuel secrétaire général M. Antonio Guerres, qui reconnait à chacun de ses Etats membres une voix à part entière. A cette ère où le multilatéralisme est beaucoup plus prôné, que deux pays, deux continents se donnent la main pour travailler ensemble en vue de trouver des réponses, des solutions idoines aux défis communs n’est pas une mauvaise chose. Et nous pensons dans notre intime conviction que même le Dieu Très-Haut et Tout-Puissant n’y verrait pas d’inconvénient. Pourvu, soyons clairs, que cela n’entame en rien sa gloire qu’il ne partage avec personne ou n’aille à l’encontre de sa volonté parfaite qui est souveraine ! Il est donc normal que l’Europe et l’Afrique conviennent de lancer une initiative mixte pour lutter, ensemble et avec d’autres continents, contre cette crise sanitaire qui a touché, certes plusieurs parties du monde, mais à de différents degrés d’ampleur. Une crise surprenante qui, ayant touché directement même certaines personnalités du monde sensées être protégées par de fortes mesures de sécurité sanitaire, a déjà imposé des moments d’insomnie à beaucoup de dirigeants à travers le monde parmi lesquels le président américain Donald Trump qui, n’ayant pas perdu sa combativité, remettra le bureau ovale en jeu pour le disputer le 3 novembre de cette année 2020 avec, on le sait maintenant, le candidat démocrate Joe Biden, et le Français Emmanuel Macron qui a multiplié ces derniers temps des contacts avec ses homologues africains afin de les convaincre à se fédérer autour d’une initiative conjointe Europe-Afrique dans le cadre de la lutte pour stopper la progression de ce que beaucoup ont convenu, sous l’instigation de l’Organisation mondiale de la Santé, d’appeler « pandémie » ; pour, Dieu n’étant pas limité, pourquoi pas éradiquer carrément ce fléau sanitaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et dont nous ne voudrions pas nous autres, pour des convictions profondes, faire la publicité dans nos lignes. Toute coopération bilatérale ou multilatérale pour une bonne cause est toujours la bienvenue. Mais encore faut-il qu’elle soit établie sur des bases claires et annoncée dans des termes qui ne prêtent pas à confusion.

 

L'immeuble qui abrite le siège de l'Union europénne à Bruxelle. ( DR )

 

Au regard des bilans enregistrés jusque-là dans les différents coins de la planète, l’on peut se permettre de dire, non sans regrets, que l’Europe est beaucoup plus frappée par cette crise tragique qui a surpris plus d’un, et qu’il serait normal dans ce cas de figure que l’Afrique qui, jusqu’à preuve du contraire est moins touché, puisse, au nom de la solidarité internationale et après avoir pensé à sa propre protection par des mesures préventives, se mobiliser pour aller, autant que faire se peut, à la rescousse des autres. Il n’y aurait donc pas d’inconvénient que l’Afrique qui, comme d’aucuns l’ont déjà d’ailleurs reconnu, dispose des chercheurs et des scientifiques parmi les plus réputés au monde non seulement dans la lutte contre les pandémies mais aussi dans plusieurs autres domaines qui rythment la vie de la planète, puisse apporter sa modeste contribution aux actions entreprises pour, Dieu aidant, venir à bout de ce très sérieux problème sanitaire d’envergure mondiale. Mais seulement, il serait logique pour ne pas dire sage et intelligent que des expérimentations qui puissent s’imposer soient menées « sur le terrain », c’est-à-dire dans les milieux mêmes où sévit le mal à éradiquer afin d’être confrontés aux réalités et de parvenir, Dieu aidant, à des remèdes réellement adaptés. Sans douter de la bonne foi et de la sincérité des dirigeants européens (chefs d’Etat et de gouvernement et responsables d’autres  institutions), nous restons fermement convaincus que le président sud-africain Cyril Ramaphosa qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine, le chef de l’Etat rd-congolais Félix Antoine Tshisekedi qui en est l’actuel 1er vice-président, le président tanzanien John Magufuli, leur homologue ghanéen Nana Akufo-Addo et d’autres chefs d’Etat africains qui méritent d’être cités  ici mais qui ne le sont pas juste pour raison de temps et d’espace, sauront, dans un esprit de coopération et non de confrontation et avec bien sûr l’appui technique de la Commission de l’Organisation panafricaine, veiller à ce que cette initiative sanitaire euro-africaine soit réellement un partenariat "Win-Win".

Le siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie. ( DR )

 

Vous avez bien lu « partenariat », une terminologie chère au président de la RD Congo Félix Tshisekedi qui la préfère à l’ « aide » ; M. Tshisekedi qui, après la fin du mandat de son homologue sud-africain, prendra la présidence de l’Union africaine l’année prochaine(2021). Et dans tout cela, faut-il le souligner, il revient aux dirigeants africains d’agir, dans l’intérêt non seulement de leurs peuples mais aussi de toute l’humanité, sans se laisser intimider ou distraire par ces « amoureux du pessimisme », par ces « prophètes du malheur » qui n’ont toujours pas hésité, chiffres alarmants à l’appui, à prédire l’hécatombe, à annoncer un avenir chaotique pour leur continent qui, pourtant, regorge, comme nous l’avons déjà dit dans d’autres occasions, d’immenses ressources et offre des multiples opportunités de développement. Au-delà d’une lecture sous l’angle purement médico-sanitaire, un décodage assez approfondi du message fort envoyé par les deux crises suscitées pourrait même, sans surprendre tout analyste averti, amener à repenser non seulement la composition du Conseil de sécurité de l’ONU en tenant compte de la représentation de différents continents par rapport à ses membres permanents, mais aussi celle des groupes mondiaux tel le G7. Entretenir des rapports dans le cadre de la coopération internationale est une bonne chose, mais quoique l’on fasse, on devrait le faire pour un monde juste, uni et plus fort, pour un monde épris de paix et de progrès, un monde plus solidaire et réellement égalitaire !

La rédaction

 

CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE DE 2009

La Mafia aurait-elle été la grande bénéficiaire ?

( Magazine international Découvertes ) 

Notre grand reporter et amoureux du sensationnel, Soumaïla Aïdara, qui a enquêté à ce sujet,  livre ses conclusions.

Les organisations mafieuses regroupées en « holdings » ont tissé leur toile et renforcé leur hégémonie via des sociétés structurées qui opèrent dans le recyclage des ordures.

La crise financière internationale marquée fortement par un chômage crescendo et un assèchement des crédits qui n’ont pas épargné les pays industrialisés, aassurément créé les conditions propices à la consolidation des crimes organisés sous l’impulsion des cercles mafieux. Mieux, la raclée prise par les géants bancaires mondiaux et les bourses financières, a largement profité à la mafia qui continuait à étendre son influence sur l’économie du monde. A la faveur du vent de panique qui a soufflé sur les marchés internationaux, les organisations mafieuses regroupées en « holdings » ont tissé leur toile et renforcé leur hégémonie via des sociétés structurées qui opéraient dans le recyclage des ordures et les secteurs de l’immobilier et du tourisme. Les plus en vue sur la scène internationale qui occupent encore la tête du peloton sont : la mafia sicilienne « Cosa Nostra » , la mafia napolitaine «la Camorra », calabraise « la Ndrangheta », et celle des Pouilles ( la Sacra Corona Unita) qui avaient mobilisé la bagatelle de 25 milliards d’euros. Selon le Bureau de l’ONU spécialisé dans la lutte contre la drogue et les trafics illicites, «les organisations mafieuses ont une capacité d’investissement dans des activités pourtant légalement établies mais dissimulées et orientées vers des activités illicites comme le blanchiment de l’argent sale ». Ces sommes faramineuses injectées dans le circuit par les barons de la mafia, passent généralement au nez et à la barbe des sociétés transnationales et des départements économiques stratégiques des Etats, qui perdent le contrôle de la traçabilité des transactions.

 

A Naples, un « carabinieri » surveillant, en 2007, un complexe comprenant des buildings et appartements de pointe, construit illégalement par la célèbre organisation mafieusela Camorra

A Naples, plus précisément en 2007, un « carabinieri » a passé son temps à surveiller un complexe comprenant des buildings et appartements de pointe, construit illégalement par la célèbre organisation mafieuse « la Camorra », la mafia locale. Depuis très longtemps, rapportait un expert des réseaux criminels, la Camorra a infiltré des sociétés spécialisées dans le ramassage et le recyclage des ordures. Avec comme consigne, de transporter de la drogue vers les circuits huilés de l’organisation. Cela s’appelle dans le code des initiés de l’écomafia. Cette opération masquée aurait coûté la bagatelle de 10 milliards d’euros par an. Comparée à un monde fermé, les organisations mafieuses distribuaient à tour de bras des mannes financières importantes à leurs barons, chefs de clans et petits rabatteurs qui pouvaient varier entre 1000 et 40 000 euros. Profitant de la crise économique, la Mafia s’exporte en dehors des arcanes italiens. La Suisse, l’Allemagne et l’Espagne étaient devenus des pôles perméables de réinvestissement de l’argent sale surtout via le narcotrafic et la prostitution. Si l’Espagne à travers la Camorra a investi les créneaux tels que l’industrie touristique andalouse, à Naples, la mafia locale a décidément eu la haute main sur les importations en Europe de la cocaïne latino-américaine par l’entremise des filières établies à Madrid et Barcelone.

La France n’était pas aussi épargnée par la fashion Mafia car, sur les bords de la Seine, le cocktail était explosif avec les réseaux French Connection, corses, niçois et marseillais.

La France n’était pas aussi épargnée par la fashion Mafia. Sur les bords de la Seine, le cocktail était explosif avec les réseaux French Connection, corses, niçois et marseillais. La police française a considéré que la Mafia était connectée depuis fort longtemps à la criminalité du Sud-Est de la France. La Côte d’Azur était devenue un maillon poreux de transit de la drogue en provenance d’Amérique du Sud par voie routière. Les stigmates de la mafia Version française étaient  visibles dans l’industrie de l’immobilier qui explosait à bout de champ. Dans un climat de déréglementation financière internationale, les entreprises à cours de liquidités ou au bord de la faillite sont généralement les plus exposées et vulnérables aux opérations de rachat à l’instar de celles qu’effectue la mafia calabraise, la plus riche, propriétaire de restaurants célèbres, café de Paris via Venet, haut lieu de la dolce vita de Federico Felleni. Décidément, les usuriers de la pègre ont sérieusement profité du ralentissement économique mondial !

Soumaïla Aïdara